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Français>>InternationalMise à jour 08.02.2012 16h48
Il est urgent que le Conseil de sécurité de l'ONU ne joue pas un rôle purement symbolique

Les agitations sociales qui ont au début provoqué l'instabilité, l'incertain et le désordre en Tunisie et qui se sont par la suite étendues dans plusieurs pays de l'Asie de l'Ouest et de l'Afrique du Nord ont effectivement leurs causes endogènes et, à un certain moment, l'Occident a été complètement dépassé par les événements. Toutefois, après une courte durée d'hésitation et d'irrésolution, il s'est ressaisi, car il a remarqué que c'était une opportunité unique pour lui d'obtenir et de réaliser ses avantages et ses intérêts stratégiques. A cet effet, il a décidé de prendre toutes mesures possibles afin de maîtriser la situation et de la contrôler et dominer fermement et sûrement. Compte tenu de ce contexte-là, il n'y aurait alors aucune difficulté pour comprendre la position adoptée par l'Occident à l'encontre du problème de la Syrie, de même qu'il serait facile d'imaginer les dispositions qu'il envisage d'entreprendre en vue d'assurer ses intérêts dans la région. C'est pourquoi il est tout à fait naturel de penser et de dire qu'il est décidé à aller jusqu'au bout envers et contre tout. Puis, lorsqu'il essuie un nouveau revers du fait que la Russie et la Chine ont, au Conseil de sécurité de l'ONU, opposé leur veto sur le projet de résolution présenté par les Occidentaux, ces derniers décident alors d'intensifier et d'accroître unilatéralement leur pression sur le gouvernement syrien et laissent entendre qu'il seraient possible pour eux d' « agir seuls » sans le consentement du Conseil de sécurité.

S'agissant de certains pays membres de l'ONU, ils affirment du bout des lèvres qu'ils respectent les décisions de celle-ci, alors qu'en réalité ils n'en tiennent aucunement compte. Pour eux, le Conseil de sécurité joue un rôle symbolique et sa vote sur des questions d'importance est de pure forme et réduite à une simple formalité. Pour eux tout est joué d'avance et tout est pour la frime. Toutefois, ils comprennent qu'il est important pour eux d'avoir une couverture pour agir en toute légitimité et si par hasard ils échouent et n'aboutissent à rien, il leur faudrait alors rejeter la la faute sur autrui et faire tout pour que la responsabilité ne retombe pas sur eux-mêmes.

« L'ONU est en fait quelque chose qui n'existe même pas, car c'est la communauté internationale qui joue son rôle. Quant à celle-ci, elle ne peut être que dominée et dirigée par la seule superpuissance qui existe encore dans notre monde, c'est-à-dire les Etats-Unis. », a déclaré John Bolton, ancien représentant permanent des États-Unis à l'ONU, qui dévoile par cette seule phrase –là la vraie idée des Américains sur le rôle de l'ONU.

Toutefois, en ce qui concerne le statut de ce dernier, il ne dépend aucunement de la volonté d'une quelconque personne. Sans compter même que l'instauration de l'ONU traduit l'idée et la pensée de l'être humain sur l'existence et la mort, la tendance irrésistible et inéluctable de notre monde vers la multipolarité fait que l'ONU est voué immanquablement à jouer un rôle de plus en plus grand et de plus en plus important dans le système des relations internationales.

Quant au Conseil de sécurité, il a l'obligation d'accomplir la noble et grande mission assignée à lui par la « Charte des Nations Unies » : préserver et protéger la paix et la sécurité internationales. C'est la raison pour laquelle les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité revêtent, seules, une force de loi contraignante et obligatoire. D'autre part, ladite Charte insiste sur l'esprit de la délibération démocratique et sur le principe d'unanimité par voie de consultation. Vu du passé et du développement de l'Organisation des Nations Unies, ils revêtent également une signification extrêmement importante pour maintenir l'autorité de celle-ci. Si l'on abandonne le principe d'unanimité par voie de consultation, l'ONU n'aurait alors plus aucune autorité.

Il est d'une importance primordiale que le Conseil de sécurité ne devienne pas le « tampon de caoutchouc » de certains pays et qu'il ne joue pas le rôle symbolique d'une organisation sans aucun pouvoir réel, car cela est un problème non seulement lié à la paix et la sécurité internationale, mais en plus au maintien et à la préservation de la tendance de notre monde vers la multipolarité ainsi qu'à la réalisation explicite d'un ordre international encore plus rationnel et plus équitable.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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