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Français>>InternationalMise à jour 15.02.2012 10h35
L'Union européenne va maintenir sa taxe sur les émissions de carbone des compagnies aériennes

L'Union européenne va renforcer ses pressions au sujet de la taxe pour émissions de carbone, demandée aux compagnies aériennes internationales, malgré l'opposition de pays comme la Chine, l'Inde et les États-Unis.

« L'UE ne suspendra pas sa législation », a déclaré lundi à Singapour Siim Kallas, vice-président pour les transports de la Commission européenne, lors d'une conférence sur le transport aérien. « C'est un sujet qui concerne l'environnement au plus haut point ».

Au moins 27 pays doivent se rencontrer la semaine prochaine à Moscou pour discuter de l'imposition d'une nouvelle taxe aux compagnies aériennes européennes alors qu'ils protestent contre l'addition de l'aviation par l'Union européenne à un système commercial de taxe des émissions de carbone le mois dernier. Les gouvernements de ces pays estiment que cette décision étend les règlements du bloc européen au-delà des frontières de l'UE.

« Ce qui a commencé comme une solution en faveur de l'environnement est devenu une source de conflit commercial potentiel », a déclaré lundi à Singapour Tom Enders, président-directeur général d'Airbus SAS. « Cela devrait être une préoccupation pour nous tous ».

La Chine et l'Inde ont déjà demandé aux compagnies aériennes de repousser les demandes obligatoires de l'UE pour la fourniture des données nécessaires à la fixation des paiements pour émissions. Les transporteurs devront en effet remettre un permis pour la production de carbone 2012 d'ici le 30 avril 2013. Ils recevront environ 85% des droits gratuitement, mais auront besoin d'acheter le surplus éventuel sur le marché.

L'Association Internationale du Transport Aérien, (IATA), le principal organe commercial mondial des compagnies aériennes, a appelé l'UE à mettre fin au plafonnement des émissions en attendant qu'un système mondial puisse être développé. L'UE a déclaré que les transporteurs peuvent être exemptés de son système de taxe carbone si leur gouvernement respectif adopte un programme similaire.

Les compagnies aériennes chinoises sont dans une position « insoutenable » en raison de la querelle entre la Chine et l'UE sur les taxes, a déclaré dimanche Tony Tyler, le Directeur de l'IATA dans un entretien avec Bloomberg. L'industrie a besoin d'une solution à cette impasse, a-t-il dit.

La semaine dernière, la Chine a interdit à ses transporteurs de prendre part au système commercial d'émissions de l'UE, car elle craint que cela ne fasse augmenter les coûts et empiète sur la souveraineté des gouvernements non-européens. L'Association Chinoise du Transport Aérien a quant à elle demandé à son gouvernement de s'opposer aux taxes de l'UE, et elle travaille sur le dépôt d'une plainte en justice qu'elle souhaite déposer en Allemagne, a déclaré le 6 février Chai Haibo, le Vice-président de l'association.

« Ce sont des pays souverains et ils ont le droit d'exprimer les objections qu'ils ont à faire valoir », a déclaré le PDG de Qatar Airways Ltd, Akbar Al Baker. « Qatar Airways respectera cette règle, mais nous n'en sommes pas heureux ».

La Chine espère parvenir à une « solution acceptable » et « examinera les réponses appropriées », a déclaré le 7 février Liu Weimin, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères.

L'UE a ajouté les vols aériens à son programme de plafonnement et d'échanges des émissions de carbone 1er janvier dernier. Selon ce système, qui est conçu pour lutter contre la pollution, les compagnies aériennes doivent surveiller et déclarer leurs émissions sur tous les vols entrant et sortant de l'Europe chaque année, et l'achat de permis d'émission de carbone permet de couvrir ces émissions.

Les transporteurs recevront gratuitement environ 85% de leur permis d'émissions en 2012. Un permis équivaut à une tonne de dioxyde de carbone.

« Le problème ici est que l'UE taxe les émissions en se basant sur l'ensemble du trajet et de savoir si elle peut imposer quoi que ce soit en dehors de l'espace aérien européen », a déclaré Goh Choon Phong, PDG de Singapore Airlines Ltd. « Le principe pris dans son ensemble n'a pas de sens ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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