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Français>>InternationalMise à jour 30.03.2012 13h18
La Syrie juge "partiales" les déclarations du sommet de la Ligue arabe (SYNTHESE)

L'agence de presse officielle syrienne SANA a critiqué le communiqué publié jeudi au terme du sommet de la Ligue arabe (LA), qui s'est tenu dans la capitale irakienne Bagdad, affirmant que le sommet avait adopté "des positions partiales, influencées par l'agenda des émirats du Golfe".

Dans un commentaire publié jeudi soir, SANA a indiqué que le communiqué s'était abstenu de mentionner le terrorisme pratiqué contre les citoyens syriens par des groupes armés, financièrement et médiatiquement soutenus par le Qatar et l'Arabie saoudite.

"Le sommet a passé sous silence les attaques terroristes, les assassinats et les actes de sabotage commis par des groupes armés contre des civils, des propriétés privées et publiques", a déclaré SANA.

"Dans son communiqué, le sommet a exprimé sa préoccupation quant à la stabilité et à l'unité de la Syrie, et s'est déclaré opposé à une intervention militaire étrangère, mais il a en même temps appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à assumer ses responsabilités envers la Syrie, ce qui constitue en réalité une invitation ouverte à une ingérence étrangère dans les affaires internes de la Syrie", a déclaré SANA.

Plus tôt dans la journée, le sommet de la LA s'est achevé à Bagdad, après l'adoption par les responsables arabes d'un communiqué final et d'un document intitulé "Déclaration de Bagdad".

Le communiqué de synthèse du sommet appelle les dirigeants arabes à faire jouer leur influence "pour que le gouvernement syrien cesse immédiatement de recourir à la violence et au meurtre, protège les civils et garantisse leur droit à manifester de manière pacifique".

Ils ont également appelé les forces syriennes à "se retirer des villes et des villages", et ont exhorté la communauté internationale à préserver la stabilité de la Syrie et à renoncer à toute intervention militaire.

Les dirigeants ont demandé à ce qu'un soutien inconditionnel soit apporté à la mission de l'envoyé de l'ONU, Kofi Annan.

"Les dirigeants arabes ont condamné les violations des droits de l'Homme, et ont qualifié le massacre commis par les forces armées syriennes à Baba Amr (à Homs, dans le centre de la Syrie) de crime contre l'humanité, passibles de poursuites en justice".

Ils ont également appelé l'opposition syrienne à s'unir et à se préparer à entamer un dialogue sérieux susceptible de conduire à la démocratie, a indiqué le communiqué.

Les dirigeants arabes ont affirmé leur total soutien aux aspirations et aux exigences légitimes du peuple syrien, qui demande à pouvoir jouir de la liberté, de la démocratie, et du droit de décider de son propre avenir au terme d'un transfert pacifique du pouvoir.

Ils ont condamné les actes de violence et ont appelé à une trouver une solution politique à la crise syrienne, une solution devant passer par un dialogue national libre de toute intervention étrangère, afin de préserver l'unité de la Syrie.

Ils ont enfin appelé à lancer des pourparlers entre le gouvernement syrien et l'opposition, sur la base du plan de paix en six points proposé par Kofi Annan, un plan qui doit être mis en œuvre intégralement et immédiatement.

De son côté, le président syrien Bachar al-Assad a souligné jeudi que son gouvernement allait déployer tous les efforts en son pouvoir pour que la mission de Kofi Annan réussisse à rétablir la sécurité et la stabilité en Syrie.

M. Assad a émis ces remarques dans un message envoyé jeudi aux dirigeants des cinq pays des BRICS ; il a exprimé son espoir de voir M. Annan traiter de manière globale tous les éléments de la crise syrienne, tant régionaux qu'internationaux, selon SANA.

M. Assad a déclaré que la réussite de la mission de M. Annan devait passer par l'arrêt du soutien au terrorisme sous toutes ses formes en Syrie, en particulier de la part des pays dont les dirigeants ont déclaré vouloir financer et armer des groupes terroristes en Syrie, faisant référence au Qatar et l'Arabie saoudite, qui ont explicitement annoncé leur volonté d'armer et de soutenir les rebelles en Syrie.

Le gouvernement syrien a accusé les terroristes takfiri soutenus par le Qatar et l'Arabie saoudite d'être responsables des troubles en Syrie. Il a déclaré que plus de 2 500 soldats de l'armée et des forces de sécurité avaient été tués au cours des troubles en l'espace d'un an.

Cependant, l'ONU a déclaré mardi que le nombre de tués depuis le début des troubles en mars de l'année dernière avait dépassé 9 000.

Source: xinhua

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