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Français>>InternationalMise à jour 06.04.2012 08h07
Les violences continuent en Syrie en dépit des efforts diplomatiques (SYNTHESE)

Les violences n'ont toujours pas cessé en Syrie, en dépit des efforts diplomatiques déployés pour tenter de résoudre la crise par des moyens politiques, et malgré l'adoption récente par le gouvernement syrien du plan en six points proposé par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

Deux explosions ont frappé mercredi deux quartiers résidentiels de Damas, la capitale syrienne, tuant sept personnes et provoquant de nombreux dégâts matériels.

Le même jour, un "groupe terroriste armé" a mis le feu à un entrepôt du Croissant-Rouge arabe syrien dans la province centrale de Homs, causant d'importants dégâts matériels aux stocks de denrées alimentaires et de médicaments qui y étaient entreposés.

Un jour plus tôt, l'agence de presse officielle SANA a rapporté que des groupes armés avaient perpétré deux massacres dans le quartier de Dir Baalba à Homs, tuant quatre femmes et exécutant un certain nombre de citoyens qui avaient été enlevés un peu plus tôt. Par ailleurs, une grenade a explosé dans un marché bondé à Damas, mais n'a provoqué que des dégâts matériels.

Le gouvernement syrien a accepté le plan en six points qui appelle au retrait de ses troupes et des armes lourdes des quartiers résidentiels. Cependant, les militants de l'opposition ont accusé les forces gouvernementales de continuer à bombarder les zones rebelles, bien que la Russie ait affirmé que les forces syriennes avaient commencé à se retirer des villes et des villages, en conformité avec le plan de paix de Kofi Annan.

La Syrie est soumise à une pression internationale croissante, l'ONU ayant notamment déclaré qu'environ 9 000 personnes avaient été tuées depuis le début de la crise en mars 2011.

Lorsqu'on lui a demandé confirmation que les forces gouvernementales syriennes se retiraient bien des zones habitées, la porte-parole du Département d'Etat américain, Mme Victoria Nuland, a indiqué que les Etats-Unis n'avaient pour le moment observé aucune preuve indiquant que le gouvernement syrien respectait ses engagements.

Le plan en six points de M. Annan appelle au retrait des armes lourdes et des troupes stationnées dans les villes, à un arrêt quotidien des combat de deux heures pour permettre de livrer une aide humanitaire et de soigner les blessés, ainsi qu'au lancement d'un dialogue entre le gouvernement et l'opposition.

Sur le plan diplomatique, M. Annan devrait s'entretenir jeudi par visioconférence avec l'Assemblée générale de l'ONU, afin de l'informer de la situation en Syrie et de l'état d'avancement de sa mission.

Le briefing de M. Annan aura donc lieu avant la date butoir du 10 avril, qu'il avait lui-même proposée comme date limite pour mettre fin à une année de violence dans ce pays du Moyen-Orient. Cette date a également été acceptée par le gouvernement syrien, mais rien ne prouve actuellement que l'opposition syrienne soit prête à la respecter.

Le 21 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une déclaration approuvant le plan de paix de M. Annan, et a demandé à la fois au gouvernement syrien et à l'opposition de travailler de bonne foi avec M. Annan pour trouver une solution pacifique à la crise syrienne et pour mettre pleinement et immédiatement en oeuvre sa proposition en six points.

Par ailleurs, M. Annan se rendra en Iran la semaine prochaine pour discuter de la question syrienne, a rapporté la chaîne d'Etat iranienne IRIB TV sur son site Internet, citant le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali-Akbar Salehi.

En tant qu'allié régional de longue date, l'Iran a ces dernières années apporté une importante aide économique à la Syrie, afin de l'aider à lutter contre l'isolement international et les sanctions économiques qui lui étaient imposées. Les deux pays ont récemment signé une série d'accords de coopération économique, afin d'aider la Syrie à résister aux nouvelles pressions internationales.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Muallem, sera à Moscou une semaine avant la visite des représentants de l'opposition, a annoncé mercredi le ministère russe des Affaires étrangères, ajoutant que le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, discutera avec M. Muallem mardi prochain.

Source: xinhua

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