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Français>>InternationalMise à jour 16.04.2012 16h38
Présidentielle française 2012 : qui sera le gagnant ?

Il reste sept jours et ce sera le premier tour du scrutin de l'élection présidentielle 2012 en France. Les candidats des principaux partis politiques du pays ainsi que l'équipe chargée de leur campagne électorale profiteront de ce laps de temps pour s'efforcer gagner la sympathie et la faveur des électeurs afin de pouvoir obtenir le plus de voix possible et d'être ainsi en avance au premier tour du scrutin, ce qui ouvrira la voie qui leur permettra de remporter la victoire finale et d'obtenir les élections.

Pour le moment, les principaux rivaux toujours en lice au premier tour du scrutin sont par ordre de priorité Nicolas Sarkozy de l'Union pour un mouvement populaire de la Droite, François Hollande du Parti socialiste de la Gauche, Marine Le Pen du Front national de l'Extrême droite, Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche (un parti radical de la gauche) et François Bayrou du Mouvement démocrate (un parti du centre). Toutefois, selon les sondages effectués respectivement plusieurs instituts français d'études de l'opinion publique et les données qu'ils viennent de publié suite à leurs enquêtes, Nicolas Sarkozy et François Hollande se trouvent à peu près au même niveau, soit plus de 26%, quant à leur cote de popularité et aux intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. Pour certains instituts de sondage, ils pensent que la cote de popularité de Nicolas Sarkozy dépasse un petit peu celle de son rival, tandis que certains autres pensent le contraire. Pour ce qui est des candidats du Front national, du Front de gauche et du Mouvement démocrate, leur cote de popularité est relativement basse et est sans exception inférieure à 17%. Par conséquent, il semble qu'au premier tour des élections présidentielles françaises 2012, il y aura finalement deux gagnants qui parviendront au deuxième tour et ce seront respectivement le candidat de la Droite Nicolas Sarkozy et le candidat de la Gauche François Hollande.

A l'heure actuelle, les deux favoris de la campagne électorale déploient chacun de son côté tous ses efforts pour faire connaître au public son programme électoral et pour accroître sans cesse son électorat fidèle. Et c'est surtout Nicolas Sarkozy qui se démène et qui se dépense sans compter pour mener sa campagne électorale. Car d'après la plupart des sondages effectués jusqu'ici, il pourrait effectivement parvenir au deuxième tour, toutefois sa cote de popularité serait de loin inférieure à celle de François Hollande, ce qui constitue un sérieux menace pour lui. En effet, cela signifie qu'en cas de négligence et d'insouciance, il serait battu et éliminé au deuxième tour. Compte tenu de cette situation, Nicolas Sarkozy, qui en apparence n'accorde pas tellement de l'importance au sondage, déploie en réalité tous ses efforts en coulisse et prend ses dispositions pour pouvoir « contre-attaquer dans la dernière extrémité ». Dans la campagne électorale, en dehors de la propagande de son idée d' « une France forte, puissante et prospère », il fait tout pour amadouer et séduire les personnalités du centre, indécises et irrésolues, qui hésitent toujours à prendre leur parti. Quant à cette catégorie de personnes hésitantes qui ont de la peine à se décider, ce qui les inquiète le plus c'est en fait la régression de l'économie française qui pourrait porter atteinte à leurs intérêts personnels. A cet effet, les partisans de Sarkozy vantent alors le talent et la capacité de celui-ci en affirmant que seul, il pourra changer et améliorer la situation actuelle où les finances publiques françaises sont en déséquilibre par suite de l'endettement et faire en sorte que la note de la France ne baisse pas et que celle-ci ne perd pas son triple A. Ils attaquent furieusement le candidat de la gauche en disant que si François Hollande serait élu, il y aurait tout de suite après dans le pays des menées de spéculation à l'encontre de l'euro, ce qui conduira la France au désastre et à la perte. Ils disent encore qu'en cas de triomphe de celui-ci, il sera fort possible que le pays connaîtra la crise qui a frappé la Grèce. Quant au parti du centre, à savoir le Mouvement démocrate et son Président François Bayrou, Nicolas Sarkozy leur tend le rameau d'olivier en insistant que les deux parties ont « certaines ressemblances » quant à certains problèmes dont celui de l'équilibre des finances publiques. Cependant il faut attendre pour voir si cette façon d'agir produit ses effets sur les personnalités du centre. En réalité, le mécontentement du centre à l'encontre de Nicolas Sarkozy n'est aucunement dû à la politique qu'il applique, mais à son style de gouvernance qui revêt un caractère « autoritaire » et « despotique » qui ne lui plaît nullement.

De son côté, François Hollande est le favori des sondages de la Présidentielle 2012, ce qui fait que le Parti socialiste français est plein de confiance dans sa réussite et place un grand espoir dans sa campagne électorale. En faisant le point de l'histoire de la cinquième République française, on constate qu'en dehors des quatorze années de l'exercice du pouvoir d'Etat par François Mitterrand élu à la Présidence et des années de gouvernance en commun avec des partis de la droite, le Parti socialiste français était dans la plupart des cas dans l'opposition et en dehors du gouvernement. C'est pourquoi, le Parti socialiste espère et souhaite revivre la brillante et la rayonnante époque de Mitterrand. Durant le quinquennat présidentiel de Nicolas Sarkozy, la France a dû faire face à la crise financière internationale et à la crise de la dette en Europe, lesquelles l'ont frappé durement et le pays a connu les malheurs suivants : régression de l'économie, déséquilibre des finances, taux de chômage toujours élevé, aggravation de la disparité entre riches et pauvres, … etc. Profitant de cette occasion et la saisissant, François Hollande joue alors à la carte du « Président de la Réforme et de l'Innovation » et il formule à l'égard des électeurs un grand nombre de promesses et d'engagements, dont augmentation d'emplois, amélioration du bien-être, davantage de perception de taxes à l'encontre des riches …… et il obtient ainsi l'opinion favorable d'un grand nombre d'électeurs qui comptent sur lui pour améliorer leur avenir.

En tout état de cause, que ce soit la droite ou que ce soit la gauche, elles souhaitent remporter et obtenir plus de voix par rapport à leur adversaire, car ce n'est qu'ainsi que le gagnant obtiendrait une supériorité psychologique, laquelle pourrait produire un certain effet psychologique subtil sur les électeurs au deuxième tour du scrutin. Pour certains observateurs, ils pensent que si par hasard il serait impossible pour le candidat de la Droite, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy, serait incapable d'obtenir le plus de voix possible, il n'aurait alors aucune chance de gagner au deuxième tour. Toutefois, même sous cette menace, il n'est absolument pas question pour Nicolas Sarkozy d'abandonner la partie, car il est quelqu'un qui n'avoue jamais sa défaite. In est certain qu'au deuxième tour du scrutin, il engagera un combat encore plus violent et plus farouche contre son rival de la gauche François Hollande. Ce qu'il espère c'est qu'au cours du débat télévisé qu'il engagera face à face contre ce dernier avant le deuxième scrutin, il pourrait, grâce à son éloquence, persuader et convaincre le grand nombre d'électeurs qui se pressent devant la télé et ces derniers, une fois persuadés et convaincus, se porteraient en masse pour le soutenir. Il souhaite également que adversaire commette à ce moment critique des erreurs sui seraient fatales pour sa campagne électorale. Ce qu'il désire le plus c'est que le candidat du centre François Bayrou puisse lui accorder son soutien alors que les partisans du candidat de l'extrême droite Marine Le Pen, du peu de chance de gagner pour celle-ci, changent leur attitude et lui donnent leur voix.

Bien que la plupart des instituts de sondage prévoient une issue favorable pour François Hollande lors du deuxième tour du scrutin, mais tout comme les compétitions où deux adversaires de même taille et de force égale sont en lice, il est toujours difficile de prévoir lequel des deux pourrait l'emporter finalement, car divers facteurs produisent leurs effets et agissent sur le résultat et sur la conséquence, c'est pourquoi ce n'est qu'à la dernière minute qu'on pourrait connaître qui sera le gagnant et qui sera le perdant. On apprend que Sarkozy, qui est sûr de lui-même, a affirmé qu'il dispose d'autres atouts. Alors, attendons la suite de l'événement en frottant nos yeux pour voir ce qui s'ensuivra.

(Auteur de cet article : Ren Yaqiu)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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