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Français>>InternationalMise à jour 25.04.2012 08h07
France/présidentielle : les déclarations des candidats après l'annonce des scores du 1er tour

Les candidats qui se présentaient au premier tour de l'élection présidentielle française ont tous réagi dimanche soir à l'annonce des premières estimations des votes obtenus.

Alors que les uns, tels que François Hollande (PS, gauche), arrivé en tête (28,63%), ou encore Marine Le Pen (FN, extrême droite), qui se place en troisième position avec un taux record (17,9%), se sont réjouis de leur score respectif et de leur signification, d'autres ont dû se contenter de résultats plus faibles que prévus.

Le président sortant Nicolas Sarkozy (UMP, droite) s'arroge ainsi la deuxième place de ce premier tour si attendu, obtenant 27,18% des voix, ce qui le désavantage par rapport à son rival du second tour, M. Hollande, qui semble, lui, avoir le vent en poupe.

Néanmoins, le président-candidat a déclaré pouvoir "aborder le second tour avec confiance", appelant "tous les Français qui mettent l'amour de la patrie au-dessus de toute considération partisane ou de tout intérêt particulier à s'unir et à me rejoindre".

Le bon score réalisé dimanche par le FN pourrait jouer en sa faveur, puisqu'une partie de cet électorat d'extrême-droite pourrait lui fournir de nouvelles voix au second tour.

De fait, M. Sarkozy a notamment dit comprendre "les angoisses" des électeurs de Mme Le Pen, rappelant à son meeting à La Mutualité (Paris) certaines idées qu'il défend et qui correspondent aux attentes de cette frange de la population, comme la remise en question de l'espace Schengen ou encore la lutte contre l'insécurité.

"Tout doit être débattu, sans hypocrisie, sans esquive, sans faux-fuyant", a estimé le président sortant, qui a demandé l'organisation de trois débats avec M. Hollande, deux de plus que celui traditionnellement organisé en France entre les deux derniers candidats en lice.

Le candidat PS a aussitôt décliné cette proposition de M. Sarkozy. "Ce n'est pas parce qu'il a un mauvais résultat qu'on va changer l'organisation", a-t-il ironisé, se disant toujours prêt pour un seul débat en face-à-face, celui qui doit se dérouler le 2 mai prochain.

M. Hollande a salué dimanche soir les Français qui lui ont permis "d'être aujourd'hui le mieux placé pour devenir le prochain président de la République".

Fort du soutien de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche, extrême-gauche) et d'Eva Joly (EELV, écologiste), qui ont obtenu respectivement 11,11% et 2,3% des voix, il s'est présenté comme "le candidat du rassemblement pour le changement".

Pour le candidat socialiste, "le premier tour représente une sanction du quinquennat qui s'achève et un désaveu du candidat sortant dont le discours tout au long de ces derniers mois a fait le jeu de l'extrême droite".

C'est en effet la percée du FN qui a créé la surprise dimanche soir et conforté sa candidate, Mme Le Pen, qui n'a pas caché sa joie, saluant "la vague bleue marine qui a fait ce soir trembler le système".

"Face à un président sortant, à la tête d'un parti considérablement affaibli, nous sommes désormais la seule et véritable opposition à la gauche ultralibérale, laxiste et libertaire", a estimé la candidate de la formation d'extrême-droite.

Quant au centriste François Bayrou (Modem), il n'a pas encore donné de consigne de vote à ses électeurs, qui représentent 9,13% des votants, déclarant qu'il allait d'abord soumettre ses idées aux deux vainqueurs du premier tour avant de prendre une décision en fonction des réponses apportées.

Selon ce candidat, issu de la droite chrétienne modérée, qui reconnaît ne pas avoir obtenu le score espéré, "l' extrême droite à 20% en France en 2012, c'est la gravité de la crise étalée devant tous les yeux, la crise du chômage, la crise sociale, la crise morale".

"Ce qu'il faut construire d'urgence, c'est une force d'équilibre au centre qui résiste aux extrêmes et aux démagogies", a-t-il souligné, face au morcellement du paysage électoral français, en partie séduit par le FN (17,9%, 3e position) et la coalition d'extrême-gauche de M. Mélenchon (11.1%, 4e position).

Source: xinhua

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