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Français>>InternationalMise à jour 01.05.2012 11h52
Un journaliste français blessé et disparu en Colombie, le Quai d'Orsay se mobilise (PAPIER GENERAL)

Le journaliste français, Roméo Langlois, travaillant pour la chaîne de télévision France 24 et pour Le Figaro, a été blessé et est porté disparu en Colombie depuis samedi. Le Quai d'Orsay se "mobilise" et "en liaison avec les autorités colombiennes".

Blessé au bras gauche

Le journaliste Roméo Langlois, 35 ans, accompagnait une brigade de l'armée colombienne dans une opération anti-drogue dans des régions contrôlées par les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) au moment de sa disparition.

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Pinzon, a déclaré dimanche devant la presse, s'appuyant sur des témoignages de militaires, que M. Langlois avait été blessé par balle au bras gauche lors d'une embuscade tendue par les rebelles.

"Au milieu de toute cette tension, il a sûrement pris la décision de retirer son gilet, son casque, et de s'identifier comme civil", a raconté M. Pinzon.

"C'est toutes les informations que nous avons sur lui. Nous ne savons pas avec certitude, pour le moment ce qu'il lui est arrivé", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a appelé les rebelles des FARC à épargner la vie à ce journaliste français "s'ils le détiennent".

Le Quai d'Orsay se mobilise

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé dimanche que M. Langlois avait "été enlevé lors d'un affrontement entre les troupes colombiennes et les FARC" et "fait prisonnier".

Roméo Langlois "a été enlevé lors d'un affrontement entre les troupes colombiennes et les FARC" et "le journaliste a été fait prisonnier", a déclaré M. Juppé, en marge d'un meeting de l'UMP organisé à Lyon, dans le cadre de la campagne du président-candidat Nicolas Sarkozy, qualifié au second tour de la présidentielle.

Le chef de la diplomatie française a affirmé ne pas disposer d'autres informations sur le sort du correspondant, se bornant à annoncer que le centre de crise de son ministère "était mobilisé" et "en liaison avec les autorités colombiennes".

Fin connaisseur des FARC

Originaire de Toulouse, Roméo Langlois est devenu correspondant pour le Figaro au début des années 2000 puis a travaillé pour France 24.

Présent en Colombie depuis 2000, année où il est arrivé à Bogota pour des études en sciences politiques et en communication, Roméo Langlois a réalisé de nombreux reportages d'investigation dans la région, et particulièrement sur les FARC.

Il réalisait un reportage pour France 24 aux côtés d'une unité des forces aéronavales colombiennes dans le cadre d'une opération anti-drogue. Sa compagne, la journaliste italienne Simone Bruno, se trouvait avec lui pour réaliser ce reportage jusqu'à vendredi, la veille de sa disparition.

Les caméras et les effets personnels perdus par le journaliste français au milieu des combats ont été remis à la jeune femme, qui travaille aussi pour France 24.

"On a eu beaucoup de versions sur ce qui s'est passé, mais toutes sont très contradictoires", a-t-elle dit.

La patrouille avec laquelle se trouvait Roméo Langlois a été attaquée dans une zone rurale appelée Union Peneya, dans le département de Caqueta (sud), après que les militaires ont détruit cinq laboratoires de production de cocaïne, selon le ministre de la Défense colombien.

Cinq soldats ont également été portés disparus à la suite de l'accrochage, mais ont été finalement retrouvés vivants. Quatre militaires ont été tués et huit blessés dans l'accrochage.

Créée en 1964, la guérilla des FARC, la principale guérilla de Colombie, compte encore 9 000 combattants, dont les membres sont essentiellement repliés dans les régions montagneuses et dans les forêts.

Source: xinhua

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