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Français>>InternationalMise à jour 21.05.2012 08h14
La Grèce fait l'objet de toutes les préoccupations au G8 (ANALYSE)

La crise de la dette dans la zone euro et l'éventuelle sortie de la zone euro de la Grèce menaçant un écroulement de la monnaie commune ont dominé les conversations du G8 organisé vendredi et samedi aux Etats-Unis.

Les économistes s'inquiètent non seulement de savoir si la Grèce va sortir de la zone euro, et ainsi abandonner l'utilisation de l'euro comme monnaie, mais aussi quel impact cette décision aura sur l'Italie et ses autres voisins méditerranéens.

Mario Monti, Premier ministre italien, a déclaré vendredi lors du G8 que l'Italie "avait mis de l'ordre dans sa maison" même s'il y a plus de 2,5 millions de personnes au chômage, dont un million de moins d'Italiens employés il y a 5 ans, selon les derniers chiffres publiés vendredi.

Dans le même temps, les marchés d'actions européens chutent vendredi, pour la cinquième journée consécutive, se préoccupant du sort de la Grèce et de l'Espagne, dans un contexte de baisse des prix du pétrole et de transfert de fonds vers les obligations souveraines allemandes.

Selon des législateurs et des experts, bien que 75% des Grecs soient pour que leur pays reste dans la zone euro, ils refusent pour autant d'élire de nouveaux représentants qui adopteraient des mesures d'austérité nécessitant le maintien de leur présence au sein de cette zone, selon l'opinion de législateurs et d'experts.

Selon Erik Nielsen, économiste en chef de la plus grande banque italienne, Unicredit, la situation en Grèce est devenue "incroyablement sérieuse" du fait qu'eux-mêmes sont divisés pour savoir s'ils veulent restés ou non dans la zone euro.

"Les sondages en Grèce ne fournissent pas une image plus claire du sort des élections législatives du mois de juin, malheureusement, il existe un risque significatif pour que la Grèce se dirige vers la faillite économique", a déclaré Nielsen à Xinhua.

Cependant, la Grèce ne représente que seulement 2,5% du PIB de la zone euro et même encore moins en termes d'échanges commerciaux, a martelé Nielsen.

"Les banques et institutions financières européennes se sont préparées pleinement au pire", a-t-il déclaré. "Cependant les marchés resteront très fragiles pendant cette période. Nous n'avons aucun doute sur le fait que les instances, les gouvernements européens et la Banque centrale européenne seront extrêmement flexibles dans leur réponse face à cette situation".

"Nous restons confiants quand à la situation économique en Italie, mais pensons que la contagion économique sera plus prononcée en Espagne et au Portugal".

Le gouvernement intérimaire de la Grèce a prêté serment cette semaine après l'échec de la formation d'un gouvernement de coalition fiable. Les dirigeants européens sont profondément inquiets par l'approche de cette élection.

"Soudainement, la perspective de la sortie de la Grèce de l'Union monétaire européenne apparaît terriblement réelle", a déclaré Mark Cliffe, économiste en chef de la banque ING, basée à Amsterdam.

"Les électeurs grecs donnent l'image d'un enthousiasme continu à l'égard de la question de rester au sein de la zone euro. Mais cela entre en désaccord avec leur refus de l'austérité, condition posée au préalable en cas d'aide financière de la zone euro".

Cliffe a réaffirmé ses prédictions pessimistes dans son rapport : "Dissolution de l'Union monétaire et économique européenne : payez maintenant ou plus tard" qu'il a publié fin décembre dans lequel il met en garde contre une faillite de l'euro qui serait traumatisante non seulement pour l'Europe mais aussi pour l'économie mondiale.

"C'est un jeu dangereux dans lequel personne n'est gagnant", a-t-il martelé.

Selon Nicola Borri, professeur d'économie à l'université de Luiss, à Rome, un élan politique pourrait forcer la Grèce à sortir de la zone euro après les élections législatives, tout en ajoutant que cela aurait un impact marginal sur l'économie italienne.

"Le sort de ces élections n'est pas clair. En cas de sortie de la Grèce de la zone euro, il y aura une ruée sur les banques et la Banque centrale européenne devra prendre des mesures en garantissant la présence de liquidités sur le marché", a déclaré Borri à Xinhua.

Source: xinhua

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