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Français>>InternationalMise à jour 25.05.2012 13h12
L'armée syriennes et l'opposition commettent des violations des droits de l'homme (enquête)

L'armée syrienne et les forces de l'opposition commettent des violations graves des droits de l'homme y compris la torture sur des enfants, selon le nouveau rapport publié jeudi par la Commission d'enquête indépendante sur la situation des droits de l'homme en Syrie.

La Commission est très préoccupée par la poursuite des violences malgré l'accord d'appliquer le Plan proposé par Kofi Annan. Le 23 mars dernier, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a prolongé le mandat de la Commission d'enquête indépendante sur la Syrie, présidée par Paulo Pinheiro, qui avait été établie en août 2011. Le Conseil avait demandé à la Commission d'effectuer un relevé des violations flagrantes des droits de l'homme commises depuis mars 2011, ainsi qu'une évaluation du nombre de victimes.

Le nouveau rapport de la Commission d'enquête indépendante couvre la période entre mars et mai 2012. Il précise que la plupart des violations graves des droits de l'homme ont été commises par l'armée syrienne et les services de sécurité dans le cadre d'opérations militaires ou de recherches menées dans des endroits connus pour héberger des déserteurs ou des personnes armées.

La commission indique que l'armée a employé un large éventail de moyens militaires, y compris des tirs d'artillerie lourde sur des zones civiles. Selon les enquêteurs, les forces syriennes ont mis sur pied depuis mars dernier un nouveau modèle pour éliminer les opposants ou leurs sympathisants, à travers le blocus de villes et villages. Ils se disent aussi très préoccupés par les déplacements de civils et « le déni systématique, dans certaines régions, des besoins de base pour la vie humaine tels que la nourriture, l'eau et les soins médicaux ».

La commission relève également avoir des preuves que les groupes armés de l'opposition commettent aussi des abus des droits de l'homme. Ils utilisent souvent des enfants comme courriers, porteurs de médicaments et de messages, ou comme cuisiniers dans des unités sur le terrain. Elle a rencontré en mai plusieurs d'entre eux qui traversaient régulièrement la frontière avec la Turquie.

D'après le rapport de la Commission d'enquête, les enfants continuent à souffrir des événements. Ils « font fréquemment partie de ceux tués ou blessés durant les attaques sur les manifestations et les bombardements des villes et villages par les forces publiques ». Des garçons de 10 ans détenus par les forces publiques ont indiqué à plusieurs reprises qu'ils ont été torturés pour avouer que des membres de leurs familles sont des sympathisants ou des soldats de l'Armée syrienne libre (ASL). « Les enfants blessés n'ont pas eu la possibilité d'obtenir les soins adéquats par peur d'être assimilés à des forces anti- gouvernementales ou battus dans les installations hospitalières ».

La commission a affirmé être « extrêmement préoccupée par la situation des droits de l'homme dans le pays où des violations flagrantes se poursuivent sans relâche dans un contexte de plus en plus militarisé, malgré le fait que les parties se soient mises d'accord sur le plan en six points» de l'émissaire conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan. Dans son rapport, la commission ne donne pas de chiffre global de victimes depuis le début de la répression. Elle indique néanmoins avoir comptabilisé 207 morts sur la période étudiée, mais précise qu'il ne s'agit que des victimes dont le décès a été confirmé par des informations de première main.

Source: xinhua

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