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Français>>InternationalMise à jour 28.05.2012 08h38
Les autorités syriennes nient toute implication dans le massacre de Houla (PAPIER GENERAL)

Un porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères a démenti dimanche l'implication de troupes gouvernementales syriennes dans le massacre, commis vendredi, de plus de 90 personnes dans le village de Houla (centre).

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté ce massacre terroriste", a déclaré Jihad Makdessi lors d'une conférence de presse, ajoutant que le gouvernement avait créé une Commission militaire et judiciaire conjointe pour enquêter sur l'incident dont les résultats seront publiés d'ici trois jours.

Aucun char ou artillerie n'est entré dans Houla. Les forces armées syriennes étaient en position d'autodéfense, contrairement aux dires de l'opposition, selon lesquels les troupes gouvernementales et les milices pro-gouvernementales auraient lancé l'attaque qui a provoqué une vive condamnation de la communauté internationale, a-t-il souligné.

Vendredi à 14h00, heure locale, des groupes armés à bord de plusieurs pick-up chargés d'armes lourdes, dont des mortiers, des mitrailleuses, et des obus anti-char, se sont rassemblés à Houla, a indiqué M. Makdissi, ajoutant qu'il n'y avait que cinq membres des forces de sécurité dans la zone et que l'armée n'y était pas présente.

Selon lui, l'attaque lancée par ces groupes armés s'est poursuivie jusqu'à vendredi soir à 23h00, heure locale.

Les groupes armés sont venus des villes de Rastan et de Quasair près de Homs, a déclaré le porte-parole.

Il a condamné la "brutalité" dont les assaillants ont fait preuve lors de leur massacre étonnant.

"Le soupçonnable concours de circonstances des attaques perpétrées en coïncidence avec la visite de l'envoyé spécial de l'ONU Kofi Annan en Syrie vise à saper le processus politique", a déclaré le porte-parole.

Le gouvernement syrien a informé M. Annan des circonstances et de la réalité de ce qui était passé à Houla, a-t-il indiqué, ajoutant que M. Annan se rendrait à Damas lundi.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 12 avril en Syrie, "l'escalade de la violence et des crimes n'a fait que s'accroître...parce qu'ils ne voulaient pas que le plan (de M. Annan) réussisse", a déclaré le porte-parole, ajoutant que plus de 3 500 violations du plan de M. Annan avaient été commises par les groupes terroristes armés depuis.

Source: xinhua

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