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Français>>InternationalMise à jour 31.05.2012 13h36
La Commission européenne prescrit à la Belgique un remède ou une poison (PAPIER GENERAL)

La Commission européenne a prescrit mercredi sept recommandations socio-économiques à la Belgique, dans le cadre de la coordination semestrielle des politiques économiques européennes.

La Commission européenne plaide en particulier pour la réforme de l'indexation automatique des salaires en Belgique, comme l'OCDE.

Elle recommande aussi à la Belgique de lier l'âge de la pension à l'espérance de vie. Les autres recommandations portent sur la coupe des dépenses de santé, l'augmentation du capital des banques les plus fragiles en sorte qu'elles puissent "jouer leur rôle normal de prêt à l'économie", un transfert des taxes du travail vers des taxes moins défavorables à la croissance, y compris des taxes environnementales.

REMEDE POUR L'UN

Le patronat belge a immédiatement applaudi les recommandations de la Commission européenne et demandé au gouvernement de les " appliquer scrupuleusement".

Pour la Fédération des entreprises belges (FEB), la Belgique est notamment encouragée à "maîtriser ses coûts salariaux, à remettre bon ordre au budget, à veiller à un meilleur fonctionnement du marché du travail".

La FEB a exhorté le gouvernement de "donner la priorité absolue " à ces recommandations dans sa stratégie de relance, pour "la résorption de l'handicap historiquement élevé en termes de coûts salariaux".

"Pour une petite économie ouverte comme la Belgique, la voie vers plus de croissance et d'emploi passe par des réformes. La Commission européenne a identifié aujourd'hui les principaux chantiers socio-économiques (...) Au cours des prochaines semaines, le gouvernement doit se concentrer sur les moyens de renforcer la compétitivité de nos entreprises", a souligné Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB.

La FEB regroupe environ 50.000 entreprises, dont une majorité de peties et moyennes entreprises (PME). Elle représente plus de 80% des salariés du secteur privé en Belgique.

POISON POUR L'AUTRE

Chaque fois, les syndicats appuyés par le Parti socialiste (PS) ont rejeté toute idée de toucher à l'indexation des salaires. Le PS d'où est issu le Premier ministre Elio Di Rupu, a déclaré dans le cadre de sa réaction que "rien ne change dans les vieilles recettes libérales prônées par la droite européenne".

"La Belgique résiste mieux que beaucoup d'autres pays, notamment parce que notre modèle de sécurité sociale et le maintien de l'indexation automatique des salaires jouent leur rôle de bouclier social face à la crise", a estimé le PS dans un communiqué.

Il s'est engagé à "continuer à défendre fermement notre modèle social, et s'opposera à de nouvelles réductions dans les dépenses de santé, à toute remise en cause de l'index et à une augmentation de l'âge de la pension".

Par ailleurs, le PS s'est exprimé pour une réduction des charges qui pèsent sur le travail, une augmentation de la quotité exemptée d'impôts pour les bas et moyens salaires et l'ouverture du débat sur la taxation du capital.

Pour le président du PS, Thierry Giet, "les travailleurs ont assez donné. Ce sont à présent les haut patrimoines et les hauts revenus financiers qui doivent contribuer au financement de la sécurité sociale".

Des réformes socio-économiques constituent actuellement un problème épineux pour la Belgique divisée.

La Wallonie francophone dans le sud, moins développée et pauvre, opte pour le PS alors que la Flandre néerlandophone dans le nord, dynamique et riche, se met plutôt du côté du centre-droite ou de la droite.

Source: xinhua

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