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Français>>InternationalMise à jour 04.06.2012 08h24
Ouverture d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme suite au massacre d'Houla

Le Conseil des droits de l'homme a ouvert à Genève vendredi matin, une session extraordinaire consacrée à "La détérioration de la situation des droits de l'homme en Syrie et le massacre perpétré récemment à Houla".

Il s'agit de la quatrième session extraordinaire portant sur la situation des droits de l'homme en Syrie depuis avril 2011.

La séance s'est ouverte sur un message de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, ainsi que des titulaires de mandats des procédures spéciales du Conseil.

Dans une déclaration lue par Mme Marcia Kran, Directrice de la Division de la recherche et du droit au développement du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Mme Pillay se dite consternée par les atrocités commises à Houla. Selon les premières informations, le vendredi 25 mai à 12h30, l'armée syrienne aurait tiré à l'arme lourde sur la région de Houla, peu après une manifestation; les tirs se seraient poursuivis jusqu'à 2 heures du lendemain matin. Certaines informations suggèrent que des groupes progouvernementaux de la milice shabiha seraient également entrés dans les villages et auraient commis des dizaines de meurtres. Ces attaques, qui semblaient viser la population civile, ont fait 108 tués, dont 49 enfants et 34 femmes. Ces actes peuvent constituer des crimes contre l'humanité et pourraient s'inscrire dans un schéma d'agressions généralisées et systématiques contre la population civile.

Au nom de tous les titulaires de mandats du Conseil, M. Christof Heyns, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, a demandé aux autorités syriennes de garantir un accès sans entrave pour les mécanismes des Nations Unies et les acteurs humanitaires, indépendamment des efforts faits pour résoudre la crise.

Observant que toutes les informations disponibles indiquent que des crimes contre l'humanité ont été commis en Syrie, les titulaires de mandats estiment que ces évènements doivent être portés à la connaissance de la Cour pénale internationale sans tarder.

La délégation de la Syrie a pour sa part condamné l'agression commise par un groupe de 600 à 800 hommes armés contre des civils pacifiques, tués à l'arme lourde puis, faute de munitions, à l'arme blanche, disant que les autorités ont mis sur pied une commission d'enquête chargée de déterminer les circonstances de ce massacre et d'en punir les auteurs. Le but probable des assaillants est de fomenter des troubles dans une région jusqu'ici calme, selon la délégation syrienne.

Dans leurs interventions, toutes les délégations ont dénoncé le massacre perpétré dans la nuit du 25 au 26 mai dernier à Houla.

Les délégations ont appelé à respecter leurs obligations, en particulier le plan de Kofi Annan, Envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe. Certaines délégations ont en outre demandé au Conseil de sécurité de saisir la Cour pénale internationale.

D'autres délégation, telles que les délégations vénézuélienne, russe et cubaine se sont opposées à une instrumentalisation de la violence à des fins politiques, notamment l'ingérence de puissances étrangères selon le modèle libyen, et ont insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie. Elles ont mis en garde contre les conséquences dramatiques, au niveau régional, d'une guerre civile en Syrie.

Les récentes attaques contre Houla, groupe de villages situé à 25 kilomètres au nord-ouest de Homs, ont fait environ 108 morts, dont au moins 49 enfants âgés de moins de dix ans et 32 femmes.

Le gouvernement syrien et l'opposition s'accusent mutuellement d'être les auteurs de cette boucherie.

Source: xinhua

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