Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 07.06.2012 13h41
La communauté internationale accentue sa pression sur la Syrie, toujours déchirée par les violences (PAPIER GENERAL)

La communauté internationale, ébranlée par le massacre de Houla, intensifie actuellement ses efforts pour mettre fin à la violence en Syrie.

Mardi, le président russe Vladimir Poutine, qui effectue une visite d'Etat en Chine parallèlement à sa participation au 12e sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Beijing, et son homologue chinois Hu Jintao, ont appelé la communauté internationale à continuer de soutenir les efforts de médiation de Kofi Annan, l'émissaire conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe, ainsi que le travail de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), afin que soit mis un terme aux violences qui déchirent le pays.

Dans le même temps, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch a indiqué mardi que le désengagement de l'Armée syrienne libre (ASL) vis-à-vis du respect du cessez-le-feu était "inadmissible" et "dangereux".

L'opposition syrienne a annoncé lundi qu'elle ne se sentait plus tenue par son engagement au plan de paix de Kofi Annan et elle a recommencé à mener des attaques sur des postes de contrôle, car elle estime que le président syrien Bachar al-Assad n'a pas respecté la date limite qu'elle avait fixée à vendredi pour l'arrêt des violences.

"Nous considérons cela comme une volonté de contrecarrer les efforts internationaux visant à faire évoluer la confrontation vers un processus politique. Nous appelons à nouveau les parties syriennes et les forces extérieures à se conformer à la logique du plan Annan", a déclaré M. Loukachevitch.

Selon le ministère russe des Affaires étrangères, une délégation américaine, emmenée par un adjoint de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, se rendra en Russie cette semaine pour discuter de la crise syrienne.

Mardi également, la Turquie a de nouveau appelé à exercer une pression internationale concertée pour que cesse la répression violente présumée du gouvernement syrien sur les civils qui protestent, a rapporté l'agence de presse semi-officielle turque Anatolie.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré que le président syrien profitait de la faiblesse de la communauté internationale pour gagner du temps et mener des attaques encore plus violentes.

Mme Clinton, la chef de la politique étrangère de l'Union européenne Catherine Ashton, ainsi que les ministres d'une trentaine de pays, se réuniront jeudi en Turquie pour le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, lors duquel la situation en Syrie devrait être abordée.

Bien que la communauté internationale s'efforce de raviver le plan Annan, les doutes persistent.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, a indiqué mardi que les Etats arabes du Golfe avaient commencé à perdre espoir dans le plan de paix de Kofi Annan, et il a exhorté la Russie à adopter une nouvelle politique à l'égard de la Syrie en oeuvrant en faveur d'un transfert pacifique du pouvoir.

Lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe, M. al-Fayçal a déclaré : "Le temps est venu pour la Russie de modifier sa position, c'est-à-dire de cesser de soutenir le régime syrien et d'oeuvrer à la place pour que cessent les tueries et que s'opère un transfert pacifique du pouvoir".

Il a formulé l'espoir que "la Russie réévalue ses politiques dans la région, en particulier à l'égard de la Syrie".

"Nous avons commencé à perdre espoir dans la possibilité de parvenir à une solution [...] dans ce cadre. [...] Le Conseil de sécurité est responsable [...], doit prendre les mesures appropriées pour assurer l'application immédiate du plan de l'émissaire conjoint, ce qui inclut le recours au Chapitre VII de la Charte [ce qui pourrait autoriser l'usage de la force]", a-t-il encore dit.

Par ailleurs, il faut noter que la Syrie a apporté une réponse positive aux efforts humanitaires internationaux, en acceptant d'étendre la présence de neuf agences humanitaires de l'ONU dans des régions clés.

A ce sujet, John Ging, le directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, a déclaré : "Nous verrons clairement dans les prochains jours et les prochaines semaines s'il s'agit là d'une percée ou non, et cela ne se mesurera pas en termes d'accords signés, mais en termes d'actions sur le terrain".

Dans le même temps, en représailles aux expulsions de diplomates syriens décidées par certains pays européens, le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré mardi "persona non grata" les diplomates des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la France et de l'Italie.

Le problème de la sécurité en Syrie reste une source de préoccupation majeure. Mardi, des affrontements meurtriers ont eu lieu entre les troupes syriennes et les rebelles armés dans plusieurs régions du pays.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Pour échapper au piège du Dollar
Les Etats-Unis cherchent un nouveau prétexte pour fomenter des troubles
La retenue de la Chine est claire aux yeux de tous