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Français>>InternationalMise à jour 27.06.2012 08h34
Israël : l'expulsion du 2ème groupe de migrants sud-soudanais prévue lundi soir

Les autorités israéliennes prévoient d'expulser 150 Sud-Soudanais lundi soir, deuxième série d'expulsions s'inscrivant dans le cadre d'une campagne visant à gérer une vague d'immigrants illégaux.

Il y a deux semaines, le ministre de l'Intérieur Eli Yishai a annoncé l'application de l'opération "Rentrer à la maison", qui a pour objectif de rapatrier environ 1000 Soudanais résident actuellement en Israël, d'après l'Autorité chargé des populations, de l'immigration et des frontières (PIBA).

A ce jour, des centaines de migrants et de réfugiés sont cantonnés dans des baraquements situés dans les villes entourant Israël et attendent l'expulsion. Le premier groupe a quitté le pays la semaine dernière à bord de plusieurs avions.

Il y a actuellement plus de 2.500 Sud-Soudanais en Israël (bien que les activistes fassent étant d'environ 800), sur les quelques 50.000 Africains qui s'infiltrent actuellement dans le pays, a indiqué PIBA. Nombre des demandeurs d'asile sont entrés en Israël en traversant la frontière égyptienne.

Bien que PIBA affirme que les migrants quittent le pays de leur propre volonté, des membres de la communauté, centrés dans le sud de Tel Aviv, affirment le contraire.

"Mes amis ne rentrent pas au Soudan de leur propre volonté, mais surtout par la volonté du gouvernement israélien", a déclaré Sunday Ding, migrant soudanais de 29 ans, au quotidien Yediot Achronot.

"Ils préfèrent rentrer au Soudan plutôt que d'aller en prison ici", a-t-il déclaré, interrogeant: "Vous appelez ça du libre arbitre?".

Sunday Ding compte également repartir bientôt. "La situation ici s'empire de minute en minute. Ils ne nous laisseront pas travailler, nous ne pouvons pas payer notre loyer et nous pouvons être arrêtés à n'importe quel moment".

Plus tôt dans le mois, un tribunal de Jérusalem a rejeté la demande d'un groupe des droits civils qui demandait la fin des expulsions en expliquant que les rapports des Nations Unies montraient bien que le Soudan du Sud était trop dangereux et que la situation là-bas ne permettait pas leur retour.

Cette décision du tribunal va apparemment à l'encontre des traités internationaux, qui stipulent que les réfugiés des zones de guerre, comme le Soudan du Sud, ont le droit à "la protection collective".

Dimanche, le même tribunal a également rejeté l'appel de 132 ressortissants de la Côte d'Ivoire contre leur expulsion prévue. Près de 3.000 migrants de la Côte d'Ivoire vivent aujourd'hui en Israël, d'après PIBA.

Source: xinhua

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