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Français>>InternationalMise à jour 05.07.2012 13h10
Le gouvernement suisse prend connaissance des clarifications concernant les grenades à main suisses qui auraient été utilisées en Syrie

La Suisse a bloqué mercredi toutes les demandes en suspens concernant les grenades à main exportées aux Emirats arabes unis. Le gouvernement suisse (Conseil fédéral) a pris connaissance des clarifications du Département fédéral de l'économie suisses (DFE) concernant les grenades à main en provenance de Suisse qui auraient été utilisées en Syrie, a annoncé le DFE.

Selon le DFE, depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur le matériel de guerre le 1er avril 1998, la Suisse n'a pas exporté de matériel de guerre vers la Syrie. Selon les premières conclusions du DFE, la grenade à main figurant sur la photo parue dans la Sonntagszeitung (journal suisse en allemand) du 1er juillet 2012 provient d'une livraison de RUAG aux Emirats arabes unis effectuée en 2003. Jusqu'à présent, rien ne prouve que des grenades à main suisses soient parvenues en Syrie. Les clarifications se poursuivent, a précisé le DFE.

Le 1er juillet 2012, la Sonntagszeitung a publié la photo d'une grenade à main qu'un journaliste a prétendument découverte et photographiée le 28 juin 2012 dans la localité syrienne de Marea. Pourtant, les éléments d'information obtenus par la presse soulèvent encore des questions. Il reste, entre autres, à déterminer pourquoi il n'y a pas de photo du lieu où la grenade à main a été découverte, a ajouté le DFE. Le DFE a annoncé la poursuite de ses clarifications pour obtenir plus d'informations auprès des autres départements.

Selon les premières conclusions du DFE et du Secrétariat d'Etat à l'économie suisse (SECO), la grenade à main provient d'une livraison de RUAG aux Emirats arabes unis qui remonte à 2003. A l'époque, 225 162 grenades à main au total avaient été livrées à l'armée des Emirats arabes unis dont le commandement avait signé une déclaration de non-réexportation.

Bien qu'il n'y ait pas encore de preuve tangible, le SECO a immédiatement bloqué toutes les demandes en suspens et exigé des entreprises concernées qu'elles restituent les autorisations déjà octroyées qui n'ont pas encore été utilisées ou qui n'ont pas été complètement utilisées, a indiqué le DFE.

Afin de faire toute la lumière sur cette situation, le SECO a pris contact avec les autorités des Emirats arabes unis par le biais de l'ambassadeur des Emirats arabes unis à Berne, de l'ambassade de Suisse à Abou Dhabi et de l'attaché de défense compétent dans cette région, selon le DFE.

Source: xinhua

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