Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 12.07.2012 09h20
Syrie : Paris juge le projet de résolution russe "en-deçà" des attentes internationales

Le ministère français des Affaires étrangères a estimé mercredi que le projet de résolution sur la Syrie soumis mardi soir par la Russie aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne répond pas aux attentes internationales.

"Il est clair que le projet de résolution russe est en-deçà des attentes de la plus grande partie de la communauté internationale", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, qui a fait référence aux conclusions de la conférence du groupe des amis du peuple syrien convoquée à Paris, vendredi dernier.

Les diplomates russes ont proposé à New York un texte prévoyant de prolonger de trois mois la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus) afin de parvenir à une résolution politique du conflit, conformément au plan de paix de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan. Il n' y est pas fait mention de sanctions éventuelles.

"Le groupe des amis de la Syrie réuni à Paris le 6 juillet, en présence de plus de la moitié des Etats de la planète, a clairement appelé à passer à l'étape supérieure dans la pression internationale sur le gouvernement syrien pour appuyer la mise en oeuvre des recommandations de l'Envoyé spécial conjoint", a indiqué M. Valero.

Cette instance internationale, créée à l'initiative de la France en février 2012 et réunissant une centaine de pays, a notamment proposé l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité sous chapitre VII de la Charte des Nations Unies, soit un texte prévoyant des sanctions, voire un recours à la force, en cas de non-application du plan de paix de M. Annan.

L'émissaire conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe doit, en effet, rendre compte ce jour, mercredi, devant l'organe exécutif onusien à New York "de son dernier déplacement en Syrie, en Iran et en Irak", a rappelé le diplomate français.

M. Annan doit aussi présenter "l'état de la mise en oeuvre de son plan en six points", qu'il défend sans relâche depuis plusieurs mois, ainsi que celui de l'accord intervenu début juillet à Genève entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne).

Pour M. Valero, "il est indispensable que soient mis en oeuvre immédiatement les principes essentiels de l'accord de Genève, à savoir le transfert des pleins pouvoirs exécutifs à un organe transitoire de gouvernement capable d'établir un environnement neutre nécessaire à la transition démocratique à laquelle aspire le peuple syrien".

Quant aux contacts établis avec Téhéran par l' émissaire international, ils relèveraient, selon M. Valero, de sa mission de médiateur, ce qui ne fait pas revenir la France sur sa position "claire" à l'égard de l'Iran.

"Nous estimons que ce pays n'a pas sa place dans un groupe d'action rassemblant les pays et acteurs véritablement impliqués en faveur d'une solution politique et pacifique en Syrie", a conclu le représentant du Quai d'Orsay.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Proposition pour une Autorité Fiscale Européenne (AFE), un Fonds de Réduction de la Dette et des Bons du Trésor Européens
Réticences de l'Allemagne quant à un accord sur la menace de la stabilité européenne
Élections législatives françaises : pour la gauche victorieuse, le plus dur reste à faire