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Français>>InternationalMise à jour 17.07.2012 16h20
La Chine soutient l'extension de la mission de l'ONU en Syrie (représentant chinois)

La Chine soutient l'extension de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS) afin de coordonner les efforts de médiation entrepris par l'émissaire international Kofi Annan et de préserver la recherche d'une solution politique à la crise en Syrie, a déclaré lundi Li Baodong, représentant permanent de la Chine aux Nations Unies.

M. Li a tenu ces propos en réponse aux questions de la presse, à l'issue des consultations conduites par le Conseil de sécurité sur la mission de l'ONU en Syrie.

"Il y a deux projets de résolution sur la table. L'un a été proposé par la Russie et l'autre par la Grande-Bretagne. Les membres du Conseil de sécurité se consultent maintenant sur ces projets", a-t-il déclaré.

Les 15 membres du Conseil devront décider de l'avenir de la mission onusienne le 20 juillet, date à laquelle expire le mandat de 90 jours conféré à celle-ci.

"La Chine soutient l'extension de la MISNUS, qui permettrait de contribuer aux efforts de médiation de Kofi Annan et de maintenir dans la bonne voie la recherche d'une solution politique à la crise syrienne", a souligné le représentant chinois. "La version russe du projet partage la position de la Chine à ce sujet", a-t-il ajouté.

M. Li a souligné que la Chine éprouvait par contre "de grandes difficultés" à s'accorder avec la proposition britannique, qui invoque certaines parties du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies accorde en effet au Conseil le droit d'employer des sanctions économiques et diplomatiques et, le cas échéant, de recourir à la force pour faire appliquer ses décisions.

"La Chine espère que le Conseil parviendra à trouver un accord sur le projet de résolution, restera uni et continuera à travailler avec ardeur vers cet objectif", a déclaré le diplomate chinois.

Le Conseil de sécurité a approuvé en avril le déploiement de 300 observateurs militaires non armés pour superviser l'arrêt des violences en Syrie, et surveiller la mise en œuvre du plan Annan en six points.

La mission a suspendu la plupart de ses activités en raison d'un regain de la violence armée à travers le pays depuis le 16 juin.

"Pour la communauté internationale, la priorité la plus urgente en ce qui concerne la Syrie est de continuer à appuyer les efforts de médiation de Kofi Annan, et de mettre en œuvre efficacement son plan en six points. Il s'agit également de soutenir l'application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, ainsi que le communiqué publié par le Groupe d'action des ministres des Affaires étrangères à Genève en vue d'apaiser les tensions dans le pays et de promouvoir une solution politique au problème syrien", a estimé l'ambassadeur chinois.

"Le processus politique syrien doit être dirigé par les Syriens eux-mêmes, et tout programme correspondant doit en conséquence être discuté et accepté par toutes les parties en présence dans le pays", a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité est divisé sur la question de la prolongation du mandat de la MISNUS. Le projet de résolution proposé par les pays occidentaux, dont la Grande-Bretagne et la France, contient des menaces de sanctions contre la Syrie, qui s'appuient sur le chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Le projet de résolution russe propose quant à lui de prolonger de trois mois le mandat de la mission onusienne, de réduire le nombre des observateurs militaires et de donner à la mission une orientation plus politique, sans menace de sanctions.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré lundi à l'occasion de la deuxième visite de Kofi Annan à Moscou que la Russie s'opposait fermement à toute tentative de lier la prolongation du mandat de la MISNUS à une opération militaire contre la Syrie. Il a en outre critiqué le projet de résolution de l'Occident, qui selon lui cache "des éléments de chantage".

Source: xinhua

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