Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 19.07.2012 16h33
Ce que cache la visite du Ministre japonais des Affaires Etrangères au Vietnam

Le Ministre japonais des Affaires Etrangères Koichiro Genba s'est récemment rendu en visite au Vietnam. Après s'être entretenu avec son homologue vietnamien Pham Binh Minh, il s'est engagé à apporter l'aide de son pays à la formation des garde-côtes vietnamiens, pour renforcer leurs capacités de défense des côtes.

La décision du Japon est pour le moins mystérieuse. En ce moment, le Japon se livre à certains actes, visant à essayer de légitimer son occupation des Iles Diaoyu. On a d'abord entendu Shintaro Ishihara, Gouverneur de Tokyo, se prononcer en faveur de l'achat de ces îles. Puis ce fut au tour du Premier Ministre japonais, Oshihiko Noda, d'évoquer la « nationalisation » de ces îles. Et en Mer de Chine Méridionale, les Philippines et le Vietnam, dans l'espoir de mettre la main sur le pétrole de cette région, affichent des prétentions inacceptables sur des territoires qui appartiennent à la Chine. Et ils perturbent régulièrement tant les activités de surveillance des autorités chinoises que les activités professionnelles des pêcheurs chinois. Dans le même temps, chacun sait aussi que les Etats-Unis ont commencé à déplacer leur centre stratégique mondial vers la Région Asie-Pacifique. Bien qu'il y ait là sans doute une part de bluff, il n'en est pas moins évident que les Etats-Unis courtisent activement les pays voisins de la Chine pour tenter de l'encercler. Et voilà maintenant que le Japon saisit aussi une opportunité de mettre la main à la pâte...

En apparence, le Japon semble faire un joli cadeau aux prétentions vietnamiennes sur les îles chinoises des Xisha et Nansha. Mais en fait, c'est un cadeau empoisonné que fait le Japon au Vietnam.
Le but du Japon est de faire d'une pierre deux coups. Il veut d'abord semer le trouble en Mer de Chine Méridionale. En renforçant les capacités militaires du Vietnam pour s'opposer à la Chine, pour détourner l'attention de celle-ci, et alléger par ricochet la pression de la Chine sur lui au sujet de son occupation illégale des îles Diaoyu en Mer de Chine Orientale. Voici ce que souhaite le Japon : en jouant son propre jeu en Mer de Chine Orientale et en laissant le Vietnam et les Philippines jouer le leur en Mer de Chine Méridionale, faisant ainsi entendre deux échos distants l'un de l'autre, le Japon met la Chine en difficulté sur deux fronts, et, ce faisant, en cas d'une éventuelle confrontation armée avec la Chine, cela lui permet de limiter la puissance militaire de cette dernière. Ensuite, le Japon peut tranquillement laisser le Vietnam apprécier tout le prix du cadeau qu'il lui fait. Avant de commencer à s'infiltrer dans ce pays pour mettre la main sur ses ressources et renforcer sa puissance industrielle et militaire. Qui plus est, avec l'aide du Vietnam, puis en soutenant les forces armées philippines, le Japon peut renforcer son influence en Asie du Sud-Est, ouvrant la voie à un renforcement de sa présence dans cette région dans l'avenir. Aussi le Vietnam est-il devenu l'objet de toutes les attentions de la part du Japon.

Mais le « cadeau » du Japon au Vietnam ne risque t-il pas de rester en travers de la gorge de celui-ci ? Qu'on se souvienne un peu. Et rappelons une page d'histoire que personne n'a oublié. En 1940, une armée japonaise de 30 000 hommes a envahi le Vietnam, avant de piller les resources de ce pays et de réduire son peuple en esclavage. Toutes ces horreurs n'ont cessé que lors de la capitulation du Japon en 1945. Lors de l'occupation japonaise, parce que le Japon a pillé sans vergogne les ressources alimentaires de ce pays pour soutenir l'invasion de la Région Asie-Pacifique par ses armées, deux millions de Vietnamiens sont morts de faim. Les autorités vietnamiennes auraient-elles par hasard oublié aussi vite ces évènements tragiques ? Un proverbe dit « Les choses du passé sont un guide pour l'avenir ». L'histoire montre que chaque fois que le Japon a été présent en Asie du Sud-Est, cela s'est rarement montré bénéfique. D'un côté le Japon utilise le Vietnam comme outil contre la Chine, et de l'autre, il s'apprête à faire main basse sur les ressources de ce pays. Pourquoi, alors que le Japon s'est engagé à apporter son aide à la formation des garde-côtes vietnamiens, le Vietnam n'a t-il pas trouvé un accord sur le développement de ses ressources en terres rares ? Cela veut dire qu'après avoir mené son projet à bien, le Japon pourra emporter une grande quantité de ressources en terres rares à son seul profit.

Dans le problème de la Mer de Chine Méridionale, le Vietnam s'allie avec le Japon et traite la Chine en ennemie. Ce n'est pas une position très sage. Lors de sa lutte contre la France puis contre l'agression américaine, la Chine a apporté une aide et un soutien considérables au Vietnam. Feu le Président de la République Démocratique du Vietnam, Ho Chi Minh ne comparait-il pas l'amitié entre les peuples chinois et vietnamien à des relations entre « camarades et frères » ? La politique de réforme et d'ouverture de la Chine n'a t-elle pas donné la voie à suivre au Gouvernement vietnamien, dont le développement économique actuel témoigne ? Mais aujourd'hui, les autorités vietnamiennes font passer leurs intérêts économiques avant la vieille amitié qui lie la Chine et le Vietnam, ne sachant plus qui est leur ami sincère. On ne peut que déplorer cette situation nouvelle.

« Une main qui ne se tend pas est une main qui sera un jour captive ». Que ce soit le Japon ou le Vietnam, vouloir occuper des îles ou des récifs qui appartiennent à la Chine est un rêve irréaliste. Souhaitons que les autorités vietnamiennes retrouvent leurs esprits et ne fassent pas de mauvais calculs.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Les principales nouvelles du 18 juillet
Le « modèle libyen » va t-il se reproduire en Syrie ?
Proposition pour une Autorité Fiscale Européenne (AFE), un Fonds de Réduction de la Dette et des Bons du Trésor Européens
Réticences de l'Allemagne quant à un accord sur la menace de la stabilité européenne