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Français>>InternationalMise à jour 28.07.2012 09h28
L'Allemagne et la France sont déterminées à sauver l'euro par tous les moyens

Les dirigeants d'Allemagne et de France ont fait voeu vendredi de protéger la monnaie unique à tous prix, alors que la crise de la dette dans la zone euro semble de plus en plus inquiétante ces dernières semaines.

À l'issue d'un entretien téléphonique, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont publié un communiqué commun bref mais déterminé, déclarant que les deux pays, généralement considérés à eux deux comme la locomotive de l'Europe, "sont profondément engagés à l'intégrité de la zone euro" et feraient "tout pour protéger la zone euro".

Les deux dirigeants ont appelé tous les pays membres et les institutions européennes à "tenir leurs obligations, dans leur propre domaine d'expertise".

Ils ont appelé à la "mise en oeuvre rapide » de toutes les décisions prises lors du sommet de l'Union européenne (UE) de juin, en référence aux accords âprement négociés autorisant l' utilisation directe de fonds de sauvetages de la zone euro pour sauver des banques, une fois une autorité de supervision des banques européennes mise en place, ainsi que l'assouplissement de certaines conditions imposées à certains pays demandeurs comme la Grèce, l'Irlande et le Portugal.

Mme Merkel et M. Hollande ont adopté le même ton qu'une autre personnalité influente dans la bataille prolongée contre cette crise de la dette, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

Le directeur de la Banque a promis, lors d'une conférence de l' investissement jeudi à Londres, que la BCE était « prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro », dans le cadre de son mandat.

Il a ensuite ajouté que « dans la mesure où l'importance des primes souveraines (frais d'emprunts) entrave le fonctionnement des voies de transmission des politiques monétaires, elles entrent dans le cadre de notre juridiction ».

Les observateurs ont interprété ces paroles comme un signe que la Banque centrale commencerait à acheter des obligations de pays endettés comme l'Espagne et l'Italie dans un effort pour maintenir ces économies en difficulté accessibles au marché.

Les craintes sur une escalade de la crise de la dette se sont rapidement intensifiées au cours de la semaine écoulée, car l' Espagne, quatrième économie d'Europe, a été exposée pendant plusieurs jours consécutifs à des coûts d'emprunt insoutenables, tandis que la Grèce, de plus en plus profondément embourbée dans la crise depuis plus de deux ans, sera bientôt à court de liquidités à nouveau et n'est pas certaine de pouvoir obtenir les prochains fonds d'urgence.

Source: xinhua

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