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Français>>InternationalMise à jour 28.07.2012 09h31
Syrie : les acteurs régionaux préparent de nouveaux plans pour faire face aux violences (SYNTHESE)

Alors que la violence se poursuit sans discontinuer en Syrie, et tourne à l'affrontement total entre forces gouvernementales et rebelles armés, les acteurs régionaux semblent réviser leurs calculs et rechercher de nouvelles perspectives pour appréhender ce conflit.

Les médias officiels syriens ont indiqué que les forces gouvernementales avaient porté des coups décisifs aux groupes insurgés sur trois points clé ce week-end, tandis que les activistes ont signalé des pilonnages et des affrontements dans un certain nombre de régions dans tout le pays, ajoutant que jusqu'à 45 personnes auraient trouvé la mort ce vendredi à travers le pays, selon les derniers décomptes.

Les forces syriennes ont infligé de lourdes pertes dans la ville centrale de Qusayr, ainsi que dans les provinces de Dara dans le sud et de Deir ez-Zor dans l'est, selon l'agence de presse étatique SANA. Quatre "terroristes" ont été abattus à Dara.

Par ailleurs, une page Facebook pro-gouvernementale a indiqué que les troupes syriennes avaient encerclé la province d'Alep dans le nord en préparation d'une campagne de purge, les forces rebelles ayant déplacé leur effort de guerre vers cette province du nord du pays considérée comme la principale ville économique de ce pays en proie aux troubles.

Les combats se sont intensifiés depuis plusieurs jours dans les rues d'Alep alors que les combattants d'opposition semblent avoir perdu une bataille visant à soumettre la capitale.

Le quotidien syrien pro-gouvernemental al-Watan a qualifié la ville d'Alep de "mère de toutes les batailles".

Les experts estiment que la position inflexible de l'Occident est la raison qui a précipité la situation syrienne dans une aggravation du conflit. L'Occident pousse l'opposition syrienne et les éléments armés sur le terrain à refuser le dialogue avec le régime en place, disent-ils.

Par ailleurs, des reportages sur une exploitation de la situation en Syrie par des mouvements extrémistes comme Al-Qaïda ou d'autres similaires viennent encore compliquer le conflit syrien. Jeudi, un imam d'Alep a été tiré de sa mosquée sous la menace des armes devant des dizaines de fidèles, et retrouvé mort plus tard. Cet homme, du nom de Cheikh Abdullatif al-Shami, était connu comme favorable au gouvernement, ont rapporté les médias.

Alors que la situation semble confuse, la chaîne locale Sky News a rapporté que le député d'Alep Ikhlas al-Badawi avait fui vers la Turquie.

La Turquie est devenue un acteur majeur de la crise syrienne car elle abrite les dirigeants rebelles de l'Armée syrienne libre et de l'opposition.

L'agence Reuters, citant des responsables du Golfe, a rapporté que la Turquie avait créé une base secrète à Adana en Turquie, en collaboration avec l'Arabie saoudite et le Qatar, pour fournir une aide militaire et des communications aux rebelles syriens.

La Turquie a décidé mercredi de fermer tous ses points de passage à la frontière avec la Syrie, souhaitant ostensiblement éviter la propagation des combats à son pays.

Les forces de défense israéliennes ont également renforcé la sécurité des Plateaux du Golan, territoires occupés, par crainte que les troubles en Syrie mettent en danger les citoyens israéliens vivant dans cette zone, ont déclaré vendredi des reportages de médias.

Cependant, des observateurs estiment que les développements récents en Turquie et en Israël sont influencés par des craintes liées à l'arsenal chimique syrien.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a souligné que les armes chimiques et bactériologiques étaient gardées par l'armée syrienne et ne seraient pas utilisées dans le cadre d'un conflit interne. Toutefois, le ministère a indiqué que ces armes seraient utilisées dans certains cas spécifiques d'agression extérieure.

Ces propos du ministère ont soulevé le courroux des puissances occidentales. Le New York Times a récemment indiqué que des responsables de l'administration américaine avaient mené des pourparlers avec la Turquie et Israël sur les moyens d'évite' un effondrement de la Syrie.

"La Maison Blanche tient désormais des réunions de haut niveau quotidiennes pour discuter d'un large éventail de plans d'urgence, y compris pour préserver le vaste arsenal d'armes chimiques de la Syrie", a-t-il indiqué. L'administration syrienne accuse depuis longtemps l'Occident et leurs alliés régionaux d'être responsables de l'escalade de la violence au Moyen-Orient.

Source: xinhua

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