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Français>>InternationalMise à jour 02.08.2012 08h17
Les États-Unis ne permettront pas que l'Iran se dote de l'arme atomique : Panetta

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a réitéré mercredi l'engagement de son pays à juguler le programme nucléaire de l'Iran, mettant en garde que Washington était prêt à employer « d'autres options » pour veiller à ce que Téhéran n'accède pas à la bombe atomique.

« Nous, Israël et les États-Unis, partageons de vives préoccupations sur les violences qui ont lieu en Syrie et sur les ambitions nucléaires de l'Iran. Je souhaite réaffirmer de nouveau qu'en ce qui concerne l'Iran, nous ne permettrons pas à ce pays de développer un armement nucléaire », a dit M. Panetta lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre Benyamin Nétanyahou mercredi à Jérusalem.

« Je veux que le peuple d'Israël sache que les États-Unis se tiennent résolument à leurs côtés. Nous avons un engagement inébranlable envers Israël et sa sécurité. Nous resterons déterminés à empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires ».

Ces propos ont couronné une visite de deux jours du secrétaire de la Défense à Jérusalem, qui est arrivé dans la ville sainte mardi soir pour des entretiens de haut niveau à l'ordre du jour desquels le programme nucléaire controversé de l'Iran figurait en bonne place.

S'exprimant devant M. Panetta, M. Nétanyahou a affirmé que « aucun défi n'est plus grand » que de stopper la poursuite par l'Iran de l'armement nucléaire, mettant en garde que « le temps touche à sa fin » pour trouver une solution pacifique à ce problème.

« L'Iran pense que la communauté internationale n'a pas la volonté de l'arrêter. La communauté internationale doit convaincre l'Iran très rapidement qu'elle est sérieuse et que l'Iran devra faire face à des conséquences inacceptables s'il persiste à développer son programme d'armement nucléaire », a dit M. Nétanyahou.

Plus tôt mercredi, M. Panetta et son homologue israélien Ehoud Barak ont visité une batterie de défense antimissile « dôme de fer » déployée près de la ville côtière d'Ashkelon.

Des combattants palestiniens dans la bande de Gaza ont tiré des centaines de roquettes sur la ville au cours de ces dernières années, dont certaines ont frappé des hôpitaux et des zones habitées par des civils.

S'exprimant lors d'une conférence de presse sur ce site, M. Panetta a déclaré que les États-Unis étaient préparés à recourir à la force militaire pour stopper la recherche de l'arme atomique par l'Iran.

« S'ils continuent de développer une arme atomique (...) nous avons des options que nous sommes préparés à mettre en oeuvre pour veiller à ce que cela n'arrive pas », a dit M. Panetta.

« L'Iran doit soit négocier des limites acceptables à son programme nucléaire soit encourir la possibilité d'une action militaire américaine pour l'empêcher d'obtenir la bombe », a-t-il dit, soulignant que les États-Unis respectaient le droit d'Israël à se défendre, en tant qu'État souverain.

M. Panetta a déclaré que lui et M. Barak aborderaient « différentes éventualités », mais avait refusé de préciser s'ils prévoyaient de discuter de « plans d'attaques éventuels » contre l' Iran ou la Syrie, selon le Jerusalem Post.

« Les discussions que j'espère avoir avec Israël porteront davantage sur la nature de la menace à laquelle nous sommes confrontés, et sur les efforts pour partager nos informations et renseignements sur ce sujet », a-t-il dit.

M. Barak, posant aux côtés de M. Panetta pour une pose photo sur le site du « dôme de fer » mercredi, a réagi à l'annonce par le président des États-Unis Barack Obama de deux nouvelles vagues de sanctions contre Téhéran la veille, exprimant son scepticisme sur l'efficacité de ces mesures.

« La diplomatie prend du temps, mais pendant ce temps, les Iraniens continuent d'enrichir de l'uranium (...) Nous avons tout à perdre pendant que le temps passe à essayer la diplomatie », a déclaré M. Barak, cité par le quotidien Haaretz.

Dans un communiqué avec M. Panetta au siège du ministère de la Défense à Tel Aviv, M. Barak a fait allusion aux « désaccords et divergences d'opinions » entre les alliés, potentiellement sur le stade d'enrichissement de combustible nucléaire qui constituerait le « seuil » justifiant une frappe, isolée ou combinée, des armées israéliennes ou américaines.

M. Barak a par ailleurs salué « la grande profondeur » de l'alliance israélo-américaine, estimant que les relations bilatérales sur la sécurité étaient « plus fortes et solides que jamais ».

Source: xinhua

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