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Français>>InternationalMise à jour 03.08.2012 08h17
Le Congrès américain adopte de nouvelles sanctions contre l'Iran

Le Congrès américain a adopté mercredi des sanctions supplémentaires cherchant à restreindre davantage les exportations de pétrole de l'Iran, à peine un jour après l'annonce par le président Barack Obama de nouvelles mesures faisant pression sur la république islamique sur son programme nucléaire controversé.

La Chambre des représentants a adopté à 421 contre 6 les nouvelles sanctions, alors que le Sénat les a par la suite adoptées à l'unanimité. Le projet de loi va atterrir sur le bureau de M. Obama pour qu'il la signe.

La présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des reprénsentants, Ileana Ros-Lehtinen, a déclaré que les nouvelles sanctions, les plus dures jamais imposées à l'Iran, cherchaient à "resserrer la mainmise sur le régime au-delà de tout ce qui a été fait avant."

Elle a indiqué à la Chambre qu'en bout de ligne,les mesures priveront l'Iran de "devises et fonds nécessaires pour soutenir son programme nucléaire."

Les nouvelles mesures ciblent entre autres toute personne ou entité qui collabore avec le secteur du pétrole et du gaz naturel de l'Iran, s'engage dans l'exploitation minière de l'uranium avec le pays, vend des pétroliers à Téhéran, ou fournit de l'assurance à la compagnie nationale iranienne de pétroliers.

Le mouvement s'appuie sur un acte signé par M.Obama l'année dernière, qui vise les institutions financières des pays étrangers achetant du pétrole iranien.

Dans ses derniers efforts pour exercer de la pression sur l'Iran, que l'Occident soupçonne de chercher à produiree des armes nucléaires sous le couvert de son programme nucléaire, M. Obama a annoncé mardi des sanctions supplémentaires contre les secteurs de l'énergie et de la pétrochimie.

Il a également affirmé que des sanctions étaient imposées contre la Banque de Kunlun en Chine et la Banque islamique d'Elaf en Irak, alléguant qu'elles "avaient facilité des transactions de millions de dollars pour le compte de banques iraniennes qui font l'objet de sanctions en raison de leurs liens avec les activités de prolifération illicites de l'Iran."

Le mouvement a suscité de vives protestations de la part de la Chine, qui a appelé mercredi les Etats-Unis à annuler les sanctions contre la Banque de Kunlun et d'arrêter de nuire aux liens entre les deux nations.

"L'imposition de sanctions du côté américain, conformément à sa loi intérieure, sur une institution financière chinoise, a gravement violé les principes de relations internationales et a détérioré les intérêts du côté chinois," a annoncé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Qin Gang, exprimant un vif mécontentement et une opposition résolue contre le mouvement des Etats-Unis.

L'Iran a insisté sur la nature pacifique de son programme nucléaire, et a tenu trois séries de pourparlers aves les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine et l'Allemagne sur son programme d'enrichissement d'uranium depuis la mi-avril.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait menacé de procéder à des frappes préventives sur les installations nucléaires de l'Iran, a déclaré dimanche à Jérusalem que les sanctions n'avaient pas ralenti le programme nucléaire iranien "d'un iota."

M. Netanyahu a émis ces commentaires lors de sa rencontre avec Mitt Romney, le candidat républicain qui fera face à M. Obama à l'élection présidentielle en novembre.

L'administration de M. Obama a adopté une approche alliant sanctions et diplomatie au problème nucléaire en Iran, et a déclaré qu'il fallait être plus patient afin de constater sa réussite.

Source: xinhua

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