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Français>>InternationalMise à jour 10.08.2012 13h23
Le ministre français des Affaires étrangères récuse la critique de Sarkozy sur la Syrie

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a récusé la déclaration de l'ex-président Nicolas Sarkozy en faveur d'une intervention militaire en Syrie, en soulignant les différences existant entre les situations libyenne et syrienne, dans une interview publiée jeudi par le journal Le Parisien.

"Je suis étonné que M. Sarkozy souhaite susciter une polémique sur un sujet aussi grave, alors qu'on attendrait autre chose de la part d'un ancien président", a déclaré M. Fabius, en réponse au communiqué publié mardi soir et cosigné par l'ancien chef d'Etat et le président du Conseil national syrien (CNS), Abdelbasset Sieda.

MM. Sarkozy et Sieda ont évoqué "la complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise syrienne et sur la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres", estimant qu'il y a "de grandes similitudes avec la crise libyenne".

En Libye, c'était une intervention de l'OTAN lancée en mars 2011 - dont le président français d'alors, Nicolas Sarkozy, avait été un ardent défenseur - qui avait permis d'accélérer la chute du dirigeant libyen ayant occupé le pouvoir à Tripoli depuis 1969, Mouammar Kadhafi.

L'actuel chef de la diplomatie française a catégoriquement rejeté le rapprochement effectué par M. Sarkozy avec le dossier libyen. "Sur le fond, la situation de la Syrie est évidemment très différente de celle de la Libye", a-t-il souligné, rappelant les disparités entre les deux pays d'un point de vue géostratégique et militaire.

"Les différences sont si manifestes qu'aucun pays n'a demandé ni souhaité une intervention militaire, ce qui n'était pas le cas pour la Libye", a poursuivi M. Fabius, qui s'est dit étonné par ce jugement hâtif.

"Tout ceci fait que je suis en effet surpris qu'on puisse avoir exercé d'importantes responsabilités et livrer une analyse aussi rapide", a-t-il déclaré, s'interrogeant sur les motivations de M. Sarkozy et lui conseillant de "faire bloc avec la politique de son pays".

S'agissant du traitement du dossier syrien par la France, M. Fabius a déclaré : "Nous ne sommes pas inactifs". Il a notamment mentionné les différentes réunions internationales tenues à l'initiative du gouvernement français ainsi que son soutien aux résolutions que le Conseil de sécurité de l'ONU a tenté d'adopter, en vain, ces derniers mois.

Dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies en ce mois d'août, la France doit organiser à New York une réunion consacrée au volet humanitaire du conflit syrien.

"Puisqu'il est très difficile d'avancer sur le plan politique, au moins qu'on le fasse sur le plan humanitaire", a affirmé le chef de la diplomatie française, dans son entretien au Parisien.

Source: xinhua

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