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Français>>InternationalMise à jour 16.08.2012 08h28
Le président sud-coréen appelle à nouveau le Japon à régler la question des "femmes de réconfort"

Le président sud-coréen Lee Myung-bak a appelé une nouvelle fois mercredi le Japon à résoudre leur différend de longue date sur les femmes coréennes soumises à l'esclavage sexuel pendant la domination coloniale japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale.

"Il s'agissait d'une violation des droits des femmes commise en temps de guerre, ainsi que d'une violation historique des droits universels de l'Homme et de la justice", a déclaré M. Lee dans un discours marquant le 67e anniversaire de la libération de la Corée du Sud de l'occupation coloniale japonaise, de 1910 à 1945.

"Les points historiques de discorde qui subsistent entre la Corée et le Japon entravent leur marche commune vers un avenir meilleur en Asie du Nord-Est, ainsi que leurs relations bilatérales", a martelé le président Lee, exhortant le Japon à prendre des mesures "responsables".

En Asie, de 100 000 à 200 000 femmes, en majorité coréennes, ont été contraintes de fournir des services sexuels à l'armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Corée du Sud a demandé à plusieurs reprises au Japon de présenter des excuses et d'indemniser les victimes encore en vie, souvent appelées par euphémisme "femmes de réconfort". Mais l'ancien colonisateur affirme que ce problème a déjà été résolu par le traité de 1965, et que les relations entre les deux parties ont déjà été normalisées.

Ce nouvel appel du président sud-coréen souligne une nouvelle fois les tensions qui existent dans les relations entre les deux voisins asiatiques, qui sont toujours en désaccord sur nombre de questions historiques.

La veille, le président Lee avait déjà déclaré que l'empereur japonais Akihito devait présenter des "sincères excuses" à ceux qui sont morts pour l'indépendance s'il souhaitait visiter la Corée du Sud.

Il a fait cette remarque peu après sa visite controversée, la semaine dernière, sur un groupe d'îles contrôlées par la Corée du Sud, mais revendiquées par le Japon. Il s'agit des îles appelés Dokdo par les Sud-coréens, et Takeshima par les Japonais.

Sa visite sur ces îlots quasi-déserts, situés presque à égale distance entre les deux voisins, a poussé le Japon à rappeler son ambassadeur à Séoul en signe de protestation.

Beaucoup de Sud-Coréens voient dans la récurrence de ces différends historiques et territoriaux un refus du Japon de se repentir.

Source: xinhua

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