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Français>>InternationalMise à jour 16.08.2012 10h05
Syrie : une solution hors du cadre des Nations-Unies serait dangereuse

Certaines indications laissent entendre que certains pays occidentaux chercheraient à trouver une solution au problème syrien en dehors du cadre des Nations-Unis, et ces rumeurs ne sont hélas pas sans fondements.

En attendant, les forces gouvernementales syriennes et l'opposition armée poursuivent les combats dans une escalade continue de la violence, les réfugiés fuyant le théâtre des combats sont chaque jour plus nombreux, et pour couronner le tout, l'envoyé spécial conjoint des Nations Unies et la Ligue Arabe, Koffi Annan, a jeté l'éponge au début de ce mois. La crise politique en Syrie fait face à des défis sans précédent.

A ce moment critique, la Chine a invité l'envoyé spécial du Président syrien à se rendre à Beijing, tout en envisageant également d'inviter dans un futur proche des représentants de l'opposition à venir en Chine. Cette nouvelle série d'efforts diplomatiques de la Chine pour trouver une solution politique à la crise syrienne témoigne une fois de plus du haut degré d'engagement de la Chine pour la paix dans le monde, en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Il faut bien comprendre que pour la Syrie, il n'y a pas d'autre solution qu'une solution politique. Entamer un processus de règlement politique en Syrie, quand on y réfléchit bien, dépend uniquement de la volonté du Gouvernement syrien et de l'opposition. La Chine s'en est toujours tenue à cette position de principe. Pour cela, la Chine a fait des efforts actifs et a incité le Gouvernement syrien et l'opposition à accepter le « plan en six points » de Koffi Annan, les résolutions du Conseil de Sécurité en la matière et l'accord de Genève trouvé après la réunion des ministres des affaires étrangères, et à proclamer un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin aux violences, assurer une protection efficace des civils, et enfin à entamer un dialogue politique pour désamorcer la crise.

La solution à la crise syrienne se trouve entre les mains du peuple syrien, mais elle a aussi absolument besoin du soutien de la communauté internationale, de même que la coordination du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et la coopération entre les pays sont essentiels. Certains pays occidentaux n'ont pourtant pas abandonné l'idée d'un « changement de régime » en Syrie, ils continuent à accroitre leur soutien aux rebelles et on même récemment évoqué la mise en place d'une zone d'interdiction de vol. Ces actes portent atteinte à la solidarité intérieure des Nations-Unies, et le résultat ne s'est pas fait attendre : la communauté internationale n'arrive pas à trouver un consensus et les efforts de médiation de Koffi Annan ont été vains. Il y a certaines indications, non sans fondements, qui tendent à démontrer que certaines puissances occidentales cherchent une solution en Syrie en dehors du cadre des Nations-Unies.

Mais continuer à retarder un règlement politique de la crise syrienne ne fera que plonger davantage encore la Syrie dans la guerre civile, et rendre encore plus confuse la situation au Moyen-Orient. La Chine n'a aucun intérêt particulier en Syrie, elle adhère au principe d'une solution rapide, équitable, impartiale et correcte à la crise en Syrie, dans le cadre des Nations-Unies. Il en va des intérêts fondamentaux du peuple syrien, mais aussi de la stabilité du système des relations internationales dans son entier.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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Le "roi des anneaux" termine sa carrière sur un goût amer
Après le départ de Koffi Annan, qui va pouvoir refermer la Boîte de Pandore en Syrie ?
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