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La Turquie et la Syrie vont-elles entrer en guerre?

( le Quotidien du Peuple en ligne )

10.10.2012 à 17h18

Le 8 octobre dernier, des obus tirés depuis la Syrie ont touché la ville frontalière turque de la province de Hatay, en Turquie du sud, et l'armée turque a riposté immédiatement en bombardant des positions militaires syriennes. Ce fut le sixième jour consécutif de bombardements transfrontaliers du sol syrien.

Il est encore bien difficile de dire qui a tiré les obus provenant de la Syrie ces derniers jours, parce que l'armée syrienne régulière, l'opposition armée en Syrie, les militants du PKK basés dans le nord de la Syrie près de cette région turque sont actifs et bien armés, ainsi que certains « terroristes » locaux. La Turquie a d'abord mis ces actes sur le compte de l'armée syrienne régulière. La Grande Assemblée Nationale turque a adopté jeudi dernier une résolution visant à permettre au Gouvernement d'intervenir militairement dans un pays étranger. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a également mis en garde la Syrie vendredi, annonçant qu'elle payerait un « prix élevé » en cas de nouvelles attaques. Ce qui fait que le monde craint la possibilité d'un conflit militaire ouvert entre la Syrie et la Turquie.

La Turquie et la Syrie vont-elles alors vraiment entrer en guerre dans un avenir proche ? La Turquie va-t-elle vraiment s'appuyer sur sa force militaire et sa puissance dans la région pour intervenir en Syrie ? Cette question a de quoi faire peur. Il y a cinq siècles (au début du 16e siècle), la puissante armée ottomane avait déjà, pour la première fois, mis le pied sur la terre de Syrie, avant de faire passer la Syrie sous son joug de fer pendant près de 400 ans. Cette époque risque-t-elle de se répéter ?

En termes de puissance militaire, pour la Turquie, entrer en guerre contre la Syrie n'est pas difficile. La Turquie compte des forces actives de 640 000 hommes, tandis que celles de la Syrie ne représentent seulement que la moitié des forces turques (320 000 hommes). L'armement de l'armée turque est également bien supérieur à celui de l'armée syrienne, tant en termes de quantité que de qualité. Si jamais la guerre venait à éclater, nul doute que la Syrie en souffrirait. Toutefois, la question clé est aujourd'hui de savoir si la Turquie est prête à se lancer dans la guerre. Tout d'abord, la position géopolitique de la Syrie et son importance stratégique fait que personne de devrait oser agir dans la précipitation. Porter la guerre sur le territoire de la Syrie reviendrait à allumer un baril de poudre, déclenchant une dangereuse réaction en chaîne dans le Moyen-Orient, et plongeant l'ensemble de la région dans une crise prolongée. Et une guerre porterait aussi un coup au développement économique et social de la Turquie.

En outre, cette perspective n'a pas le soutien du peuple turc. En Turquie, un sondage a ainsi montré que 72% des Turcs pensent qu'une l'action militaire contre la Syrie serait plutôt favorables « aux intérêts des forces impérialistes occidentales ». 75% des répondants se sont dit opposés à voir la Turquie participer à des opérations militaires contre des pays voisins. Comme on peut le voir d'après les résultats de ce sondage, le peuple turc estime que, en agissant ainsi, leur pays mènerait une « guerre par procuration » au bénéfice des Etats-Unis et d'Israël. Mis à mal dans les guerres en Irak et en Afghanistan, les États-Unis ne peuvent pas se permettre d'ouvrir un nouveau front et de lancer une intervention militaire contre la Syrie. Et faute d'un fort soutien des Etats-Unis, il serait difficile pour la Turquie de lancer une intervention militaire de grande envergure en Syrie.

On ne peut cependant pas exclure la possibilité d'une intervention modérée et sur une petite échelle pour contre la Syrie. Après tout, la Turquie a bien été victime de bombardements venant de Syrie, et Ankara s'est sentie humiliée. Et d'éventuelles « mesures de riposte » pourraient lui fournir une couverture, lui permettant de profiter de l'occasion pour intervenir contre la branche syrienne du PKK, active dans la partie Nord de la Syrie. Toutefois, une intervention militaire de grande envergure en Syrie est peu probable.

En fait, le niveau de tension qu'a atteint le développement des relations syro-turques aujourd'hui n'est pas dû au seul fort soutien de la Turquie à l'opposition syrienne armée au régime d'Assad. La Turquie ne s'est en effet pas contentée de fournir une grande quantité d'équipements à l'opposition armée syrienne ; elle a également autorisé cette même opposition armée syrienne à établir des camps d'entraînement dans la ville d'Adana, à 130 kilomètres de la frontière syro-turque. Ces actes hostiles ont sans aucun doute rendu les relations syro-turques plus tendues et des incidents inévitables. Si la Turquie peut prendre la juste mesure la situation et faire preuve de retenue, et placer au-dessus le bien-être et la stabilité les peuples arabes de la région, on pourra éviter qu'un conflit éclate entre les deux parties.


Ren Yaqiu

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