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Mise à jour 10:23
Plus haut ou plus bas ? Des mesureurs chinois vont donner une référence pour déterminer l'évolution du toit du monde

Nombreux sont ceux qui sont parvenus au sommet du Mont Qomolangma (Mont Everest), mais sa hauteur exacte est encore inconnue.

Trente ans après le premier mesurage par la Chine, une vingtaine de chercheurs et alpinistes chinois ont atteint le 22 mai la cime du toit monde dans l'Himalaya pour achever une mission destinée à donner une réponse nouvelle, mais pas nécessairement définitive, à la question qui intéresse tant de monde : "Quelle est l'altitude de l'Everest ?"

Afin de tenter de déterminer la progression ou la régression de la montagne, l'équipe va devoir repérer, au moyen d'un radar, où se trouve la formation rocheuse sous la couverture de neige et de glace qui recouvre le sommet, a déclaré à l'agence de presse Xinhua Chen Xianjun, du Bureau d'Etat d'étude et de cartographie.

Si elle réussit, l'expédition de mesurage sera la première à déterminer l'endroit où se forme la roche grâce aux technologies les plus avancées au monde.

Selon Chen, la technologie radar peut aider les chercheurs à déterminer la hauteur de la couche rocheuse après avoir soustrait du total l'épaisseur de neige et de glace du sommet.

Des mesureurs italiens ont utilisé cette technologie en mai 2004 mais n'ont à ce jour pas publié les résultats de leur travail.

Depuis que le mont neigeux et en forme de pyramide, entre la Chine et le Népal, a été révélée aux hommes, ceux-ci n'on eu de cesse de trouver une réponse à la question de son altitude.

Un mesurage dirigé par les Chinois en 1975 a établi que le sommet était à 8 848,13 mètres au- dessus du niveau de l'eau.

Entre les 8 840 mètres mesurés par une équipe britannique en Inde en 1852, et les 8 850 mètres calculés par des chercheurs américains en 1999, la controverse fait rage.

Une fois la hauteur de référence de la couche rocheuse déterminée, il sera plus facile pour les chercheurs d'observer les évolutions de la montagne, a affirmé Chen.

La théorie géologique conventionnelle prévoit que le Mont Qomolangma, formé il y a 60 millions d'années environ, s'élève à certaine vitesse avec l'élévation de l'Himalaya, sous l'effet de l'action de l'écorce terrestre, mais selon certains chercheurs, ces dernières années le sommet a tendance à s'affaisser, a fait remarquer Zheng Du, de l'Académie chinoise des Sciences (ACS).

Le sommet pourrait également se réduire du fait de la fonte des glaciers elle-même due au réchauffement de la planète.

Selon les observations du chercheur de l'ACS Chen Junyong et d'autres scientifiques, la hauteur du Mont Qomolangma, avec la couche rocheuse et la couverture neigeuse et glacière, a baissé dans l'ensemble de 1,3 mètres, et est passée de 8 849,75 mètres en 1966 à 8 848,45 mètres en 1999.

Il a admis que le mesurage de la hauteur d'un mont peut inclure les couches de neige et de glace mais un mesurage précis en fonction de la couche rocheuse seule est plus indiqué pour observer l'évolution de l'altitude, a expliqué Chen.

Auparavant, il était difficile d'obtenir une référence crédible à cause du manque de méthodes et d'équipements.

Une alpiniste a introduit, lors de son expédition en 1975 en Chine, un bâton de métal dans la neige pour en mesurer la profondeur, qui était de 920 millimètres. Mais ce résultat n'a pas été reconnu par les scientifiques ayant participé à l'expédition car il dépend de la force humaine et de l'angle d'introduction du bâton.

Une barre d'acier utilisée par un chercheur italien en 1992, a montré que la couverture de neige et de glace faisait 2,55 mètres d'épaisseur, mais on s'interroge encore sur la profondeur à laquelle un homme peut enfoncer une barre d'acier dans la neige et la glace, a poursuivi le chercheur de l'ACS Zheng Du.

Selon Chen Xianjun, la technologie radar est l'une des innovations de la mission de mesurage de cette année et il souhaite parvenir à percer le mystère de l'altitude du toit du monde.

Le mesureur a ajouté que le système de positionnement global, ou GPS, est également utilisé afin d'assurer un résultat précis.

La méthode traditionnelle de calcul trigonométrique, utilisée lors de l'expédition en 1975, est employée dans cette mission pour comparaison.

Les chercheurs vont également laisser un clou, dont le diamètre est de moins de 10 millimètres, sur la roche à 8 300 mètres pour d'ultérieures observations grâce au GPS.

Ce mesurage fait partie d'un programme d'étude scientifique générale sur le sommet, lancé en mars dernier.

Les scientifiques vont également collecter des données pour étudier l'évolution de l'écosystème et de l'environnement atmosphérique, la fonte des glaciers et les changements météorologiques dans la région du Qomolangma.

(xinhua) 25/05/2005



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