1ères archives sur « les femmes de réconfort » au Japon
Une exposition d'archives non-gouvernementales japonaises sur « les femmes de réconfort » vient juste d'ouvrir à Tokyo lundi. Il s'agit d'un euphémisme utilisé au Japon pour décrire les femmes qui devaient se prostituer devant l'agresseur japonais lors de la seconde Guerre mondiale.
Les archives, les premières du genre au Japon, montrent les photos de 140 femmes de réconfort, et permettent ainsi de réunir des informations sur les procès internationaux de l'agresseur japonais, et des témoignages des victimes de 9 pays asiatiques.
Les documents exposés comprennent des projets, des rapports et des plans de guerre, de l'empereur, et du gouvernement sur le thème des filles de réconfort ainsi que des livres de recherche écrits sur le sujet.
Grâce aux dons de 1 760 amoureux de la paix japonais, la préparation de cette exposition a commencé fin 2002.
« Le Japon devrait présenter ses excuses aux pays victimes de cette agression. Les archives proposent une vision honnête de ce qui s'est réellement passé » affirme le conservateur Nishino Remiko qui encourage les médias japonais à reconnaître les crimes de gueere commis par le passé.