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Mise à jour 15:41
Chine : retour des « tortues de mer »

La croissance de l'économie chinoise encourage la diaspora chinoise à revenir au pays. Jusqu'à présent, un total de 200.000 immigrants est revenu d'Outre-mer. Mais selon le journaliste Jun Wang, il y a un prix à payer pour bénéficier de ces opportunités.

Les Chinois de San Francisco les appellent communément des « tortues de mer ». Il y a là bien sûr un jeu de mots, le mot « tortue », en effet, se prononce de la même façon que « rentrer à la maison ».

Tout comme les tortues migrant à travers l'océan, ils sont arrivés en Amérique en tant qu'étudiants internationaux, ou même encore plus jeunes, il y a 50 ans.

Mais maintenant ils rentrent au pays, que ce soit sur le continent ou à Taiwan, pour des opportunités de carrière.

Contrairement aux immigrants chinois qui laissaient derrière eux femme et enfants pour faire fortune aux Etats-Unis, ces « tortues de mer » laissent femme et enfants en Amérique.

Attirés par des prêts sans intérêts et des réductions d'impôts, presque 200.000 de ces tortues (pour la plupart des Etats-Unis) sont revenues au pays à la fin 2004 ; selon le ministère chinois de l'Education.

Outre les politiques préférentielles du gouvernement chinois, ces « tortues de mer » se rendent compte aussi que les opportunités de carrière sont plus nombreuses au pays. « Elles sont promues plus rapidement en Chine », affirme Steve Orlins, le président du Comité national à but non lucratif des relations sino-américaines.

« Ces Chinois n'ont pas de problèmes de langue, ni de barrières culturelles à surmonter lorsqu'ils rentrent au pays. Ils ont, au contraire, l'avantage de leur expérience des Etats-Unis. Elle les aidera à trouver de meilleurs postes que ceux qui n'ont jamais quitté le pays ».

En règle générale, l'un des époux décide de rentrer en Chine pour travailler. La femme, quant à elle, reste en Amérique et s'occupe des enfants.

Qiming Sun fait exception à la règle : elle a laissé son mari, sa fille de 10 ans et son fils de 6 ans derrière elle, à Frémont en Californie. Après avoir vécu 20 ans aux Etats-Unis, Mme Sun est retournée à Shanghai en juillet pour occuper le poste de directeur régional (Asie Pacifique) de l'entreprise Roche Diagnostic, une compagnie pharmaceutique.

Elle a travaillé pour le compte de l'entreprise à Palo Alto pendant 10 ans. Elle désire désormais se spécialiser en management et marketing. Elle a de l'ambition et sait ce qu'elle veut : « j'ai été choisie faire office de pionnière », dit-elle. « Ce poste est fait pour moi, quelqu'un qui va toujours de l'avant ». Pour se faire, elle a dû payer le prix.

« Lorsque je vois des bébés au marché ou dans la rue, cela me fait penser à mes propres enfants » dit-elle tristement. Mais son nouveau travail l'accapare tellement qu'elle est trop occupée pour appeler ses enfants régulièrement. Elle espère retourner aux Etats-Unis à la fin de son contrat de trois ans et gravir les échelons de la hiérarchie plus vite lorsqu'elle réintégrera sa compagnie aux Etats-Unis.

Alors que certains mettent le Pacifique entre eux et leur famille pour trouver des opportunités de carrière, d'autres le font pour leurs enfants.

« Notre raison pour ne pas rentrer à Taiwan ensemble, c'est notre enfant. Nous voulons qu'elle aille à l'école ici », déclare Diana Huang, la mère d'une jeune fille de 15 ans née aux Etats-Unis. Une fois le calme revenu, après l'explosion des compagnies Internet de la Silicon vallée, le mari de Mme Huang a accepté un poste dans les télécommunications à Taiwan. Mme Huang décida de rester en Californie avec sa fille.

Elle et son mari ne veulent pas que leur fille vive l'immense choc culturel qui est inévitable lorsqu'une famille rentre à Taiwan. « Ma fille est habituée à vivre ici », ajoute Mme Huang.

Elle projette de rentrer sur Taiwan pour être avec son mari dès que sa fille sera un peu plus âgée.

Vivant au milieu de la Silicon vallée, Mme Huang connaît beaucoup de voisines dont les maris travaillent en Chine. Les familles se réunissent une fois tous les deux ou trois mois. Mais entre chaque réunion, les épouses doivent s'occuper pour ne pas penser à ce que leurs maris font.

Les médias publient des histoires qui donneraient des raisons de s'inquiéter : des histoires d'infidélité. Le divorce de Jian Ding, le président de AsiaInfo sert d'exemple des pressions des familles qui vivent séparément.

Peut-être l'une des plus célèbres « tortues de mer », il fut diplômé de Stanford et fonda une entreprise très fructueuse à Beijing. Le magazine Forbes évalua sa fortune à 80 millions de dollars.

« Nous sommes revenus de l'étranger pour fonder notre propre société. Mais du fait que mari et femme vivent loin de l'autre, les pressions dues à la séparation sont très fortes » M. Ding déclara aux médias. Lui et sa femme divorcèrent après son retour en Chine, laissant leurs deux enfants, dont le plus jeune a seulement cinq mois, aux Etats-Unis. Peu après son divorce, il se remaria avec une vedette du petit écran.

« J'ai vraiment peur d'être une nouvelle épouse de M. Ding », dit une femme au foyer dont le mari travaille à Shanghai.

Outre le risque du divorce, les enfants souffrent déjà de la séparation de la famille. Bien que leurs parents vivent de part et d'autre du globe pour eux, « beaucoup de ces enfants ont le sentiment de vivre au sein de familles monoparentales », conclut Mme Huang.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne 28/09/2005



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