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Grâce à plusieurs innovations et améliorations techniques de Shenzhou I à ShenzhouVI, le dernier est devenu un engin spatial habité de qualité, a déclaré Zhang Qingwei, commandant en chef adjoint du projet de l'aérospatiale habitée et directeur général de la Société (Groupe) des sciences et techniques aérospatiales de Chine, lors du lancement de Shenzhou VI.
Des améliorations ont été effectuées sur la navette Shenzhou VI en vue de créer un cadre aussi sûr que confortable pour le travail et la vie des astronautes.
Il s'agit pour l'essentiel de l'optimisation de la disposition de l'engin entier, de la diminution du poids structurel, de l'ajustement rationnel de nouveaux matériels, de la garantie de l'équilibre énergétique de l'engin et de l'élévation de la fiabilité et de la sûreté de la navette.
La tige d'amortissement a été améliorée et le module de retour devrait atterrir plus lentement. L'amélioration des techniques de contrôle des fuites de la porte entre le module orbital et le module de retour permet aux astronautes d'entrer et de sortir sans encombre.
L'intérieur du module a été ''décoré'' et les risques latents ont été diminués au minimum.
Le système de contrôle du vol a été amélioré et l'engin résiste mieux aux perturbations, si bien que la navette vole toujours régulièrement malgré les mouvements des astronautes.
De 1999 à 2002,la Chine a lancé 4 vaisseaux non habités et 2 habités et on a maîtrisé 13 techniques essentielles de contrôle de la poussée ascensionnelle, de sauvetage d'urgence, de séparation des modules et de protection thermique.
La structure des vaisseaux Shenzhou, composés de trois modules, est parfaitement chinoise et le degré de l'intelligence est très élevé.
Bien que le début de l'aérospatiale habitée chinoise soit en retard, on a franchi d'un seul pas le parcours de 40 ans des grands pays d'aérospatiale étrangers, au lieu d'emprunter leur modèle de développement. Lors du premier vol habité, Gagarine n'a fait qu'un tour de la Terre et l'Américain Alan Shepard n'a fait qu'un voyage suborbital.
Or, l'astronaute chinois a volé un jour sur une orbite proche de la Terre. A l'étranger, on commence par le transport de petits animaux afin de tester le système de contrôle environnemental et de garantie de la vie de l'astronaute.
Tandis qu'en Chine, on a utilisé un dispositif avancé, de faux corps humains qui simulent les changements physiologiques des astronautes.
L'appareil Shenzhou est adapté à plusieurs buts : le module orbital peut observer la Terre sur orbite et pourra aussi servir d'engin d'amarrage à l'avenir.
A l'étranger, on lance deux vaisseaux d'un seul coup. En Chine, on lance d'abord un vaisseau et son module orbital se joindra au prochain vaisseau.
Pour atteindre les mêmes objectifs, la Chine a lancé moins d'engins que les pays étrangers, ce qui a permis d'économiser des frais de lancement et de mener des expériences scientifiques en profitant de la capsule orbitale.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne 17/10/2005