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Google, le moteur de recherche sur Internet le plus populaire du monde, a lancé un service en langue chinoise qui sera dépouillé des contenus considérés blessant ou subversif.
L'autocensure est une première pour Google en Chine. La compagnie ne limite pas l'accès aux sites Web sur son moteur de recherche en langue anglaise, bien que les censeurs du gouvernement bloquent les contenus interdits apparaissant sur ses liens.
D'autres géants d'Internet, comme Yahoo et MSN de Microsoft, ont également censuré le contenu "comme échange" pour être autorisé à approcher le second plus grand marché du monde comportant 110 millions d'utilisateurs d'Internet.
Le gouvernement barre l'accès à 20 larges catégories de contenus, y compris la pornographie et tout autre contenu interdit. Les internautes qui écrivent des mots-clés interdits dans le moteur de recherche sur le nouveau www.google.cn recevront ce message : "en conformité avec les lois et les réglementations locales, une partie des résultats ne sont pas énumérés."
Les personnes qui utilisent le site Google en langue anglaise en Chine ne seront pas affectées par l'autocensure de la compagnie, bien qu'elles soient encore limitées par les censeurs du gouvernement qui surveillent l'activité d'Internet.
Jack Ma, Président d'Alibaba et de Yahoo Chine, et un porte-parole de Microsoft, ont également dit qu'ils respectent les réglementations chinoises et censurent le contenu dans leurs moteurs de recherche, blogs et services email.
"Le nouveau site Web est une plateforme conçue spécifiquement pour les utilisateurs chinois, et nous projetons de lancer des produits semblables à ceux-ci sur notre service, ici, en langue anglaise," Cui Jin, un représentant des relations publiques de Google Chine, a déclaré hier.
Les nouveaux produits en chinois pourront inclure Google-Terre, des recherches de blogs et des services vidéo.
Google, dont les parts de marché en Chine sont derrière son rival basé à Beijing 'baidu.com', projette d'établir son premier centre de recherches et de développement dans Beijing au troisième trimestre.
Sous la direction de Kaifu Lee, le Président à venir de Google Chine et ancien vice-président de Microsoft, Google a recruté plus de 50 ingénieurs pour faire avancer ses plans, selon Cui.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne