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Mise à jour 10.03.2006 16h07
Des députés critiquent la corruption académique

Le 8 mars dans l'après-midi, les députés du monde scientifique et technique de la CCPPC ont participé à leur premier débat commun. 5 des 8 députés qui ont pris la parole ont parlé de la corruption et de la falsification dans les milieux académiques.

''Le style superficiel de recherche dépasse vraiment l'imagination. L'utilisation de fausses données dans les thèses est vraiment inimaginable'', a affirmé Ma Songde, vice-ministre des Sciences et des Techniques, qui était présent à la réunion.

Dans l'avenir, le ministère des Sciences et des Techniques mettra en place une ''banque de données dignes de foi des scientifiques'' qui assurera un contrôle sur la moralité académique de ces derniers.

Feux verts aux "dirigeants docteurs"

''Comment s'y prendre quand on est témoin de transactions du pouvoir et du grade universitaire?'' a interrogé le député Tao Huacheng.

Actuellement, de nombreux dirigeants s'inscrivent aux cours de doctorat, a-t-il ajouté. Trop occupés par leur travail, ils n'ont pas pu suivre les cours et l'école leur a donné le feu vert ; comme ils n'ont pas le temps de rédiger une thèse, l'école cherche quelqu'un pour le faire ; enfin, si la thèse n'est pas admise, l'école demande à la rédaction d'une revue académique de leur donner encore une fois le feu vert.

Le phénomène s'explique par le fait que les dirigeants concernés penchent vers les unités de travail qui leur ont apporté une aide lors de la distribution des frais d'études, a noté Tao.

30 millions de yuans d'investissement dans un projet de "générateur permanent"

Les profanes ne doivent pas diriger les spécialistes en ce qui concerne la recherche scientifique et la création de projets de recherche, a observé Wang Zhixin, directeur député de l'Institut de biophysique de l'Académie des sciences de Chine.

En 2005, un chercheur a constaté un phénomène de rotation électrique continuelle et a demandé à lancer un projet sur ce thème. Après plusieurs discussions, un cabinet d'études a estimé qu'il s'agit d'un effet de semi-conducteur et qu'il est impossible de produire continuellement de l'électricité par ce moyen. Pourtant, les services compétents ont approuvé la création d'un tel projet au Sichuan dans deux mois et cela avec un investissement 30 millions de yuans.

''L'académicien He Zuoxiu a écrit une lettre à un média central demandant la raison pour laquelle les services compétents ont financé ce projet de soi-disant 'générateur permanent''', a noté le député Wang, indigné.

''Comment se fait-il que l'on puisse lancer un projet qu'un tel nombre de spécialistes n'ont pas approuvé après plusieurs vérifications'', a-t-il ajouté.


Payer la présence aux conférences dans le but de faire publier ses travaux

Au cours de discussions en groupe, l'académicien de l'Ingénierie de Chine et membre de la CCPPC Huang Shanglian a révélé que, quand il sélectionne les meilleures thèses chaque année, il découvre avec stupéfaction que certains étudiants en doctorat sont capables de produire en 3 ans des dizaines de thèses et que celles-ci sont reprises dans la Science Citation Index, SCI. Ce sont de vraies machines à thèses.

Une enquête menée sur 180 docteurs chinois montre que 60% d'entre eux ont monnayé la publication de leurs travaux et que 60% des thèses sont rédigées avec plus ou moins de données truquées.

Chaque année, d'innombrables rencontres ou colloques dits scientifiques se tiennent en Chine. Pour faire venir davantage de participants, beaucoup parmi eux ont promis que toutes les thèses présentées seraient sans exception reprises par la SCI, de sorte que pas mal d'étudiants en doctorat incapables de tentés par de genre de publicité, n'hésitent pas à dépenser des milliers de yuans pour pouvoir participer à ce genre de rencontres. Les milieux scientifiques chinois savent que les organisateurs de ce type de rencontres ont certainement soudoyé la rédaction de SCI.

Mettre en place une banque de l'intégrité scientifique pour faire face à la corruption scientifique

Après avoir suivi les discussions des membres de la CCPPC, le vice-ministre chinois de la Science et de la Technologie Ma Songde a déclaré que leurs remarques étaient incisives et constructives. En évoquant le phénomène de la corruption et du trucage scientifique, M. Ma Songde a indiqué que, pour remédier à ce fléau, l'intégrité des scientifiques compte avant tout. Il a révélé que son ministère envisage de mettre en place une “banque de dossiers des scientifiques” qui enregistrera les sujets de leurs études, les résultats de leurs recherches et leurs récompenses. Ce système permettra de justifier les activités entreprises par les scientifiques.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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