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Mise à jour 14.09.2007 17h02
Manger moins de viande pourrait ralentir les changements climatiques

Manger moins de viande pourrait permettre de ralentir le réchauffement mondial en réduisant le nombre de cheptels et par conséquence le volume des flatulences (constitués de méthanes) des animaux, on expliqué des scientifiques ce 13 septembre 2007.

Dans une série spéciale sur l'énergie et la santé du journal médical The Lancet, les experts affirment que les gens devraient manger moins de steaks et d'hamburgers. Réduire la consommation mondiale de viande de 10% réduirait les flatulences émises par les vaches, moutons et chèvres, qui contribuent au réchauffement mondial.

"Nous sommes à un point déterminant," a dit Geri Brewster, nutritionniste à l'hôpital nord de Westchester à New York, qui n'a aucun lien avec lien avec l'étude.

"Si les gens savaient qu'ils menaçaient l'environnement en mangeant de la viande, ils réfléchiraient à deux fois avant de commander un bifteck," a dit brewster.

Les autres moyens de réduire les gaz à effet de serre issus des fermes, comme nourrir les animaux avec des céréales de haute qualité (donc moins de flatulences), n'auraient qu'un impact limité sur la réduction des émissions. Les gaz des animaux destinés à l'alimentation comptent pour environ un quart des émissions mondiales.

"Cela laisse comme seule solution la réduction de la demande de la viande," a fait valoir John Powles, médecin et expert de la santé publique à l'université de Cambridge, un des auteurs de l'étude.

Le volume de la viande consommée varie énormément mondialement. Dans les pays développés, les gens mangent 224 grammes de viande par jour. Mais en Afrique, la majorité des gens ne mangent que 31 grammes quotidiennement.

Avec une demande de la viande en croissance mondialement, les experts craignent que l'augmentation de la production des cheptels ne se traduise par une augmentation des méthanes et de l'oxyde nitreux dans l'atmosphère.

John Powles, a dit que si la consommation mondiale de viande était de 90 grammes par jour, cela empêcherait le volume des gaz émis d'accélérer le changement climatique.

De plus manger moins de viande rouge améliorerait également la santé publique en général. Powles et ses co-hauteurs estiment que réduire la consommation de viande rouge abaisserait le nombre de personnes souffrant de maladies cardiaques et du cancer colorectal (cancer du colon ou du rectum) d'environ un tiers pour chaque 100 grammes de viande rouge en moins consommés.

"Dans notre société, nous consommons trop de protéine," a dit Brewster. "Si nous mangions moins de viande rouge, cela permettrait également de stopper l'épidémie de l'obésité."

Les experts ont dit que cela prendrait des décennies pour éveiller l'intérêt du public envers sa tendance à surconsommer de la viande.

"Nous avons besoin de mieux comprendre l'implication de notre régime alimentaire, a dit Maria Neira," directeur du département de la santé publique et de l'environnement à l'Organisation mondiale de la santé.

"C'est une théorie intéressante qui nécessite d'être approfondie," a-t-elle dit. "Mais manger moins de viande pourrait être sans aucun doute un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc les changements climatiques."

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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