Les gens qui ne dorment pas assez sont deux fois plus à même de mourir de crise cardiaque, d'après une importante étude britannique publiée ce 24 septembre 2007.
Bien que les raisons restent floues, les chercheurs ont clamé que le manque de sommeil apparaît être lié avec l'augmentation de la tension artérielle, qui est connue pour élever le risque de crise et d'attaque cardiaque.
Une analyse effectuée sur une période de 17 ans et sur un panel de 10 000 employés du gouvernement a montré que ceux qui réduisent leur nuit de sept à cinq heures ou moins voient leurs risques multipliés par 1,7 fois de mourir d'une quelque raison, et par deux de mourir d'un problème cardiovasculaire.
Les découvertes issues de cette étude soulignent les dangers des modes de vie modernes overbookés, a déclaré Francesco Cappuccio, professeur de médicine cardiovasculaire à l'université de l'école médicale de Warmick, lors de la conférence annuelle de la British Sleep Society à Cambridge.
"Un tiers de la population du Royaume-Uni et plus de 40% de celle des Etats-Unis dorment régulièrement moins de cinq heures par nuit, ainsi ce problème n'est pas futile," a-t-il dit.
"Les pressions de la société à réduire notre sommeil, pourraient ne pas être une bonne idée – particulièrement si vous allez en dessous des cinq heures."
Des recherches précédentes ont souligné les risques potentiels sur la santé du travail de nuit et du sommeil perturbé. Mais l'étude de Cappucio et de ses collègues, qui est financée par le gouvernement britannique et des fonds étasuniens, est le premier à lier la durée du sommeil et les taux de mortalité.
L'étude a surveillé les comportements du sommeil des participants âgés entre 35 et 55 ans à deux périodes de leurs vies – 1985-88 et 1992-93 – et a surveillé leurs taux de mortalité jusqu'en 2004.
Les résultats ont été pondérés pour prendre en compte les autres facteurs de risque potentiel comme l'âge, le sexe, la cigarette et la consommation d'alcool, l'indice de masse corporelle, la tension artérielle et le cholestérol.
La corrélation avec le risque cardio-vasculaire pour ceux qui ont dormi moins dans les années 90 que dans les années 80 est clair, mais, curieusement, il y avait également un taux de mortalité supérieur chez les gens qui dorment plus de 9 heures.
Dans ce cas cependant, il n'y avait pas de lien cardio-vasculaire et Cappuccio a dit qu'il était possible qu'un sommeil plus long pourrait être lié à d'autres problèmes de santé comme la dépression ou la fatigue liée au cancer.
"En terme de prévention, nos découvertes indiquent qu'un sommeil systématique d'environ sept heures par nuit est optimal pour la santé," a-t-il conclu.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne