Le gouvernement chinois investira 1,35% de son PIB annuel sur les trois prochaines années dans la protection de l'environnement.
Le Conseil d'Etat, le cabinet de la Chine, a rendu public le plan quinquennal de protection de l'environnement pour 2006-2010 ce 26 novembre 2007.
"La plupart des investissements seront alloués au traitement des eaux polluées", a déclaré Zou Shoumin, directeur de l'Académie chinoise de la planification environnementale, qui a pris part à l'élaboration du plan.
Il a évalué les dépenses du gouvernement à 640 millions de yuans (58,30 milliards d'euros) pour les eaux polluées, à 600 milliards de yuans (54,73 milliards d'euros) pour la pollution de l'air et à 210 milliards (19,15 milliards d'euros) de yuans pour les déchets solides.
En 2005, la Chine a dépensé 238 milliards de yuans (21,71 milliards d'euros) dans la protection environnementale, représentant 1,31% du PIB de la même année, d'après le livre blanc du gouvernement.
Le plan, qui a été seulement adopté par le Conseil d'Etat en septembre, fixe les directives, taches principales et les mesures prises par el Gouvernement pour s'attaquer à la pollution.
Dans le cadre du projet, la Chine vise à réduire sa demande chimique d'oxygène (DCO), un indice majeur du niveau de pollution des eaux, et de ses émissions de dioxyde de souffre de 10% entre 2005 et 2010 .
D'ici 2010, le plan stipule que 75% des plus grandes villes de Chine bénéficieront de 292 jours d'air de bonne qualité (qualité de l'air de niveau II ou plus) chaque année. En 2005, le pourcentage était de 69,4 jours d'air de bonne qualité.
La qualité de l'air de niveau II est égale à une pollution entre 51 et 100 sur l'échelle standard de pollution.
Le pays avait émis un plan de protection environnementale pour 2001-2005 mais les objectifs fixés n'avaient pas été atteints.
"Le pays a échoué à parvenir à ses objectifs de réduction des émissions de dioxyde de souffre, principalement à cause de l'augmentation inattendue dans la demande énergétique de 2000 à 2005," s'est justifié Zou.
La consommation énergétique a augmenté en 2005 de 55,2% depuis 2000 mais les nouvelles centrales thermiques ne peuvent pas accueillir les infrastructures de réduction des émissions de dioxyde de souffre alors que les projets pour remettre à jour les anciennes avec des technologies écologiques ne fonctionnent pas bien, a-t-il fait valoir, ajoutant que l'industrie du papier a également provoqué de sérieux problèmes de pollution.
"Certains gouvernements locaux ont favorisé la croissance économique à la protection de l'environnement et les organismes de surveillance de l'environnement manquent également de puissants pouvoirs pour les surveiller," a-t-il souligné.
Le Conseil d'Etat a fait savoir dans sa déclaration concernant le nouveau plan environnemental qu'il créera un mécanisme d'évaluation afin de surveiller les gouvernements locaux.
Chaque année, le Conseil d'Etat publiera un rapport sur les rejets des polluants principaux dans toutes les provinces et régions et lancera des inspections nationales sur la façon dont les gouvernements locaux mettent en application le plan en 2008 et 2010, d'après la même déclaration.
"Les résultats constitueront la clé de l'évaluation des performances des gouvernements locaux", a-t-il conclu.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne