Des pays occidentaux contribuent aux « émissions de bioxyde de carbone (CO2) de Chine, selon un rapport du Fonds mondial pour la Nature (WWF : World Wide Fund for Nature) et l'Université de Science et Technologie de Norvège.
« Des pays occidentaux tels que la Norvège délocalisent la pollution en Chine et dans d'autres pays du monde en développement », a dit Rasmus Reinvang de WWF-Norvège, co-auteur du rapport.
Ce qui permet aux pays européens d'économiser des milliards d'euros dans les projets de mécanisme pour un développement propre (Abréviation en anglais : CDM) lancés dans le cadre du Protocole de Kyoto, qui permet aux pays riches d'acheter des crédits de carbone aux pays en développement pour atteindre leurs objectifs d'émission de CO2.
Selon ce rapport publié à Beijing et à Oslo lundi 14 janvier, l'augmentation des importations norvégiennes de machines, de produits électroniques et d'autres produits actionne la manufacture, l'utilisation de ressources énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre en Chine.
Le rapport indique que les émissions de CO2 à partir de produits fabriqués en Chine et exportés vers la Norvège ont presque triplé de 2001 à 2006 pour atteindre 6,8 millions de tonnes. Ce rapport fait savoir également que les émissions de gaz à effet de serre produites en moyenne par chaque famille norvégienne sont proches de la moyenne chinoise de 3.8 tonnes.
"Le rapport contribuera à un débat factuel sur la responsabilité des pays différents quant aux changements climatiques du globe après 2012. Des pays occidentaux doivent porter une grande responsabilité pour les émissions de CO2 en Chine ", a dit Li Lin, directeur des stratégies de conservation de WWF-Chine.
Les émissions de gaz à effet de serre dans des pays occidentaux sont généralement maintenues à un bas niveau au cours de ces dix dernières années, du fait que des entreprises industrielles à haute intensité d'énergie sont transférées dans des pays en développement, en provenance de pays développés.
Mais les émissions globales augmentent, principalement en raison de la croissance rapide des émissions dans les économies en développement telles que la Chine et l'Inde.
« Si la production du monde en développement pour les consommateurs occidentaux s'effectue dans le système européen du commerce de carbone, les prix de crédit de carbone totaliseront 51 milliards d'euros par an, selon nos estimations préliminaires », a dit M. Reinvang.
« Cela indique les investissements minimums que des pays développés doivent placer dans le transfert de la technologie à travers les projets de CDM pour assurer la réduction des émissions dans les pays en développement ».
Source: le Quotidien du Peuple en ligne