R. Kevan Gosper, vice-président de la commission de coordination du Comité International Olympique (I.O.C.) et membre du CIO, a dissipé les inquiétudes portant sur la pollution de l'air à Beijing et a réaffirmé sa confiance envers la capacité des organisateurs locaux à garantir une atmosphère saine pour les athlètes et spectateurs durant les Jeux olympiques d'été de Beijing 2008.
R. Kevan Gosper a déclaré que la qualité de l'air était un souci récurrent dans les précédents J.O. qui a été la plupart du temps résolu convenablement.
"Depuis que je suis au CIO, en 1984 lors des J.O. de Los Angeles, nous nous inquiétons de la pollution car il y avait peu de transports publics et la plupart des gens circulaient en voitures et motos. En 1988 lors des J.O. de Séoul, nous étions aussi également inquiets car c'était une ville industrielle," a-t-il dit ajoutant que des soucis similaires apparurent lors de l'organisation des J.O. d'Athènes.
Mais il souligné le fait qu'à chaque fois ils avaient trouvé une solution à ces problèmes.
R. Kevan Gosper s'est rendu à Beijing à l'occasion du "Swimming China Open", les débuts en compétition du "Cube d'eau', un site olympique iconique situé près du Stade national appelé aussi "Nid d'oiseau".
Décrivant le cube d'eau comme un "stupéfiant", Gosper a déclaré que Beijing était chanceuse d'avoir deux tels sites phares, et les athlètes du monde entier auront la chance de concourir dans ces infrastructures.
Il a dit que l'ensemble des préparatifs pour les J.O. progressaient normalement, y compris les mesures de réduction de la pollution.
"Les autorités de Beijing ont dépensé beaucoup d'argent pour la qualité de l'air, un besoin pour Beijing comme pour les J.O., " a dit l'Australien.
Les statistiques montrent que de 1998 à 2006, Beijing a investi plus de 120 milliards de yuans (environ 11,28 milliards d'euros) dans l'amélioration de la situation environnementale, dont 25 milliards rien que pour l'année 2006.La municipalité a fait fermer des usines émettrices de pollution, a renforcé la supervision de la construction des sites olympiques, et a de façon vigoureuse étendu son réseau de transport public.
Les J.O. impliquent de nombreuses institutions, dont le CIO, les fédérations internationales, la municipalité de Beijing, et les comités olympiques nationaux, a rappelé Gosper.
"C'est comme un grand bateau avec de nombreuses personnes travaillant dessus avec des marteaux dans les mains, ou comme un orchestre, et tout le monde connaît les règles," a-t-il expliqué.
Comme Beijing a appris des J.O. précédents comme ceux de Sydney et d'Athènes, la municipalité aura également une expertise à partager avec Londres, ville hôte des J.O. 2012, a-t-il conclu.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne