Dans le rapport d'activité du gouvernement présenté pour examen le 5 courant par le Premier Ministre Wen Jiabao à la 1ère Session de l'Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois), il est signifié les restrictions et les interdictions imposées aux projets d'investissements étrangers à consommation énergétique élevée, à grandes émissions gazeuses et à caractère d'exploitation de ressources minières (en partie), ainsi que les rectifications effectives des pratiques erronées d'appel et d'introduction de capitaux et d'investissements étrangers allant à l'encontre des lois et des règlements, et il est souligné que le gouvernement chinois est décidé « à élargir et à approfondir l'ouverture sur l'extérieur et à élever le niveau de l'économie ouverte. », rapporte www.xinhuanet.com.
La Chine est l'un des pays du monde qui ont le mieux réussi et qui ont obtenu le plus de succès dans l'introduction de capitaux étrangers, car pour la seule année 2007, elle a utilisé effectivement des capitaux étrangers dont le montant s'élève à 74,768 milliards de dollars US. Toutefois, l'importance excessive accordée à la quantité de capitaux étrangers introduits a apporté en même temps des effets négatifs. Les études menées auparavant par l'Institut d'Economie extérieure de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme démontrent que tout en contribuant à l'optimisation de l'utilisation en Chine des ressources énergétiques, les capitaux étrangers agrandissent en même temps l'ampleur de la consommation énergétique chinoise.
Le Groupe chargé de l'étude de sujets politiques spéciaux de la Commission de l'Environnement et du Développement chinois et de la Coopération internationale a publié fin février dernier un rapport dans lequel il est indiqué qu'en 1995, le nombre des entreprises étrangères qui ont investit dans les secteurs d'exploitation de ressources consommables et dans les industries à haut degré de pollution représentait environ 30% du nombre total des entreprises à capitaux étrangers installées en Chine, alors que leur part s'est élevé à 84,19% en 2005. Comparaison faite avec cela, la part occupée par les entreprises étrangères qui investissent dans les secteurs industriels « verts » est inférieure à 1,2%.
Ren Yong, Directeur Adjoint du Centre de recherches sur les politiques environnementales et économiques du Bureau d'Etat de la Protection de l'Environnement, qui est chargé de l'étude de ce sujet, a déclaré que cela signifie que les ressources et les matières premières de la Chine « subventionnent » les consommateurs étrangers, alors qu'en même temps la pollution subsiste en grande quantité dans notre pays.
Il est stipulé dans le « Catalogue directif sur les secteurs industriels à investir par les capitaux étrangers » (nouvelle édition) publié en décembre dernier par le gouvernement chinois que les entreprises étrangères d'investissement sont soumis ou bien à des restrictions ou bien à des interdictions quant à leur entrée dans les secteurs à consommation énergétique élevée, à grandes émissions gazeuses ou à caractère d'exploitation de ressources minières (en partie), mais en même temps on les encourage à investir dans les domaines de l'économie circulaire, de la production propre, de l'énergie renouvelable, de la protection environnementale écologique, de l'utilisation intégrale des ressources et d'autres.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne