Durant le premier trimestre de cette année, l'émission de gaz sulfureux (bioxyde de soufre) à Beijing a diminué de 8.000 tonnes par rapport à la période correspondante de l'année dernière, soit une réduction de 12%, apprend-on du site web de Xinhua (Chine Nouvelle) qui ajoute que le gouvernement municipal de Beijing a lancé un appel pour que cette émission gazeuse de toute l'année soit diminuée de 10% par rapport à 2007.
Zheng Zaihong, un responsable concerné chargé du contrôle de la pollution atmosphérique du Bureau de la Protection de l'Environnement de la Municipalité de Beijing, a indiqué que ce succès obtenu par la ville de Beijing est principalement dû aux mesures énergiques prises ces dernières années par les autorités municipales intéressées en vue de réduire autant que possible l'émission de bioxyde de soufre, dont la réalisation de projets de réaménagement et le réajustement de la structure industrielle.
On apprend que dans le domaine de réaménagement, la ville de Beijing a fait de grands efforts pour réaliser la désulfuration dans les centrales thermiques qui utilisent le charbon comme combustible, pour que les chaudières de moins de 20 tonnes des zones urbaines utilisent l'énergie propre au lieu du charbon, pour que les familles qui habitent dans les siheyuan (maisons traditionnelles chinoises à un seul niveau et à cour carré) remplacent « le four à charbon par le réchaud électrique » et pour que le gaz émis par toutes les chaudières utilisées dans la grande banlieue soit désulfuré.
Quant au réajustement de la structure industrielle, des mesures importantes ont été prises à l'encontre des entreprises grandes pollueuses, dont la Société sidérurgique « Capitale », l'Usine de cokéfaction de Beijing, la Société pétrochimique Dongfang, la Société d'énergie thermique de Jingfeng, le Société électrique et thermique Huadian de Beijing, ainsi que toutes les cimenteries, lesquelles ont été obligées ou bien d'être transférées ailleurs, ou bien de procéder au réajustement de la production ou bien de procéder à leur réorganisation interne. L'Usine de cokéfaction de Beijing a fermé ses portes et mis fin à sa production en juillet 2006, ce qui a permis de réduire l'émission de gaz sulfureux des 3 millions de tonnes de charbon. Quant à la Société sidérurgique « Capitale », elle a suspendu la production de trois hauts fourneaux et de trois bessemers, ce qui lui a permis d'atteindre la première phase de son objectif qui consiste à réduire de 4 millions de tonnes sa capacité de production et de diminuer ainsi l'émission gazeuse.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne