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Des pays doivent travailler ensemble pour parvenir à un accord global durant les prochains pourparlers sur le climat à Copenhagen, a dit l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair à Beijing jeudi 26 mars.
"Le plus grand défi est comment les pays développés et les pays en développement unissent leurs efforts", a-t-il estimé.
"Mon point de vue n'est pas de forcer le peuple de faire l'impossible, mais de faire le maximum d'efforts dans une approche pratique, tel que des échanges de technologie et la promotion du développement des pays pauvres.
Mettre la Chine dans l'obligation de réduire ses émissions de carbone n'est pas réaliste pour le moment, a-t-il dit. Au lieu de blâmer l'autrui de ne pas faire assez, des pays doivent renforcer la coopération pour résoudre plus de "problèmes pratiques".
Par exemple, la déforestation est devenue la troisième plus grande source des émissions de gaz à effet de serre, générant 15 à 20 % des émissions de charbon totales du monde, soit quatre fois celles de l'industrie d'aviation.
"Ainsi, une mesure pratique pour le monde est d'établir un plan visant à traiter la déforestation", a indiqué M.Blair.
Des gouvernements sont obligés de prendre l'initiative d'établir des politiques pour encourager à développer et à appliquer des technologies respectueuses de l'environnement, a-t-il dit.
La crise financière fournit plus d'opportunités d'affaires pour les industries "vertes", car de nombreux pays ont adopté des mesures de stimulation économique, tout en insistant sur l'énergie propre.
"Je crois que les entreprises industrielles de Chine joueront un rôle clé dans les efforts pour faire face aux changements climatiques", a commenté M.Blair.
"Et la Chine a déjà lancé des plans radicaux visant à promouvoir des énergies renouvelables".
Il a apprécié l'objectif chinois de porter l'utilisation de l'énergie renouvelable à 15% du total de son énergie en 2020 et dit que le monde a besoin de comprendre à quel point les mesures de ce pays sont radicales.
Face à la crise financière globale et au protectionnisme commercial qui s'élève, M. Blair a également mis le monde en garde contre le protectionnisme "déguisé", par exemple l'utilisation des normes environnementales comme une excuse.
"Ce sera la partie la plus difficile des discussions (des dirigeants du G20). Mais il est très important pour nous d'adopter une ferme position contre toute forme de protectionnisme", a ajouté M.Blair.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne