France : la réputation des écoles publiques de l'enseignement supérieur compromise sérieusement
Le mouvement de blocage à l'échelle national des campus universitaires par les étudiants, qui a duré jusqu'ici près de quatre mois, suscite une fois de plus l'inquiétude de la société française, rapporte le quotidien pékinois « Beijing Youth Daily ».
Quelle sera l'issue de ce mouvement de blocage ? L'examen terminal semestriel aura-t-il lieu ? Personne ne peut répondre à ces deux questions jusqu'ici. Mais pour ce qui est des médias locaux, ils pensent en général qu'à l'issue de ce mouvement qui a bloqué les campus universitaires français il y a déjà quatre mois, les établissements français de l'enseignement supérieur auront beaucoup de difficultés de se « remettre » rapidement de cette crise, car leur réputation est sérieusement compromise par suite dudit mouvement qui a fait perdre confiance à un grand nombre d'étudiants français, de même qu'à des étudiants étrangers.
Le magazine français « Challenge » vient de publier les résultats d'une enquête qu'il a mené, lesquels montrent que dans les trois secteurs scolaires relevant de l'Ile de France, on compte seulement cette année un quart des bacheliers qui désirent s'inscrire aux établissements publics d'enseignement supérieur. Quant aux deux « sonnaillers » qui sont les pionniers du mouvement, à savoir l'Université Paris Sorbonne et l'Université Paris X - Nanterre – Accueil, il est prévu que le nombre des inscriptions d'entrée diminuera respectivement de 30% et de 54%. Un nombre croissant de bacheliers choisissent les écoles privées supérieures de Commerce, les écoles supérieures techniques ou bien les grandes écoles qui forment l'élite intellectuelle.
D'autre part, le mouvement en question des étudiants a suscité le mécontentement d'un grand nombre des étudiants vénus de l'étranger, car ils ont payé pour rien les énormes frais d'études et de séjour en France, ce qui nuit gravement à l'image internationale des écoles supérieures françaises.
Les médias français ont rapporté en plus que certaines universités américaines qui ont des projets de coopération avec des établissements d'enseignement supérieur français ont annulé lesdits projets.
Vu que durant tout le temps du blocage des campus universitaires il a été impossible de suivre normalement les cours, parmi les 1,2 millions d'étudiants français, il y aura à peu près 200.000 qui n'obtiendront pas cette année leurs notes d'études, ce qui est désastreux pour eux. Le « Figaro » indique que c'est la première fois depuis 1968 que des écoles supérieures françaises se trouvent dans la situation difficile où il leur sera pratiquement impossible d'organiser l'examen semestriel de fin d'études.