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Français>>Sci-EduMise à jour 21.12.2009 11h10
L'abus de whisky serait plus dangereux que l'abus de vodka

Si jamais, lors d'une virée nocturne, vous avez bu plus que de raison, alors vous en connaissez sans aucun doute une des conséquences les plus redoutables : la gueule de bois. Mais il s'avère que le choix de la boisson pourrait aussi avoir une influence sur l'intensité de votre mal de tête du lendemain matin.

Une toute nouvelle étude a ainsi découvert que, comparé avec la vodka, si vous avez descendu un peu trop de bourbon, il se pourrait bien que votre gueule de bois soit plus forte. Mais s'agissant de vos activités du lendemain, peu importe ce que vous avez avalé, whisky ou vodka, vos performances seront à peu près identiques.

Cette étude a porté sur 95 participants agés entre 21 et 33 ans, tous solides buveurs, mais sans pour autant avoir d'antécédents d'abus d'alcool. Leur mission, difficile : se saouler. Et en plus payés pour le faire : 450 Dollars !

Les responsables de l'étude ne cherchaient pas pour autant à mieux connaître les effets de l'alcool. Ce qui les intéressait plus particulièrement, c'était les niveaux de substances toxiques de l'alccol connus sous le nom de congénères. Ces composants sont des sous-produits de la fermentation alcoolique, et ils sont également en partie responsables de la couleur de la boisson. Les spiritueux et vins de couleur plus foncée en contiennent plus que ceux dont la couleur est plus claire. Par exemple, la quantité de congénères contenue dans le bourbon est 37 fois supérieure à celle de la vodka, d'après l'étude.

« Alors que l'alcool en lui-même est suffisant pour rendre de nombreuses personnes malades le lendemain, ces substances toxiques peuvent se surajouter aux effets de l'alcool, selon la réaction de l'organisme », dit Damaris Rohsenow, Professeur au Centre d'études sur l'alcool et les addictions à l'Université de Brown.

Mme Rohsenow et ses collègues ont cherché à savoir si les niveaux de congénères avaient ou non des effets sur les symptômes de la gueule de bois du lendemain, ou sur la capacité des personnes à pouvoir accomplir ou non certaines tâches.

Les participants à cette étude ont donc une nuit durant consommé soit de la vodka soit du bourbon, mélangés à du cola sans caféine, jusqu'à ce qu'ils aient bu suffisamment pour que cela implique une gueule de bois, ont précisé les chercheurs.

Lors d'une autre soirée, les participants ont bu sans le savoir un placebo, en l'occurrence du cola mélangé à du tonic, additionné de quelques gouttes de whisky ou de vodka afin d'éviter toute suspicion quant à la véritable nature du breuvage.

Dès que l'haleine alcoolique des cobayes a peu ou prou atteint un niveau proche de zéro, il leur a été demandé de remplir un questionnaire leur demandant comment ils se sentaient. Ils ont également dû se livrer à quelques tâches destinées à mesurer leurs fonctions cognitives, qui ont eu pour but de tester leur capacité d'attention soutenue pour effectuer une certaine tâche, en faisant également des choix rapides.
Et bien entendu, les boissons alcooliques ont rendu ces personnes plus malades que les placebos, mais il s'est aussi avéré que le bourbon a rendu les sujets plus malades que la vodka, a déclaré Mme Rohsenow.
Pour autant, si l'alcool quel qu'il soit a affecté les performances des sujets lors des tâches cognitives, « cela n'a pas été pire avec le bourbon qu'avec la vodka », a ajouté Mme Rohsenow.

L'étude a aussi porté sur les effets de l'alcool sur le sommeil, avec pour résultat que si l'alcool a effectivement perturbé le sommeil, ceux qui avaient bu du bourbon ne dormaient pas plus mal que ceux qui avaient consommé de la vodka.

« Cela veut dire que les effets supérieurs du bourbon sur la gueule de bois n'impliquent pas pour autant d'effets supérieurs sur le sommet », a précisé Mme Rohsenow.

Les résultats de cette étude seront publiés dans le numéro de mars 2010 de la revue Alcoholism : Clinical & Experimental Research. Cette étude avait été financée, entre autres, par l'Institut national des abus de l'alcool et de l'alcoolisme, et le Centre national de ressources de recherche.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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