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Français>>Sci-EduMise à jour 27.01.2010 14h07
Pour Bill Gates, les entreprises implantées en Chine doivent respecter les lois locales

Le président de Microsoft Corp. Bill Gates a décrit les efforts de Beijing pour censurer internet comme « très limités », disant au passage que les entreprises qui voulaient être présentes en Chine se devaient de respecter les lois locales.

Dans un entretien sur la chaîne ABC, lors de l'émission « Good Morning America » diffusée lundi à propos du conflit entre Google et la Chine, Bill Gates a précisé qu'internet fait l'objet de différentes sortes de censure de par le monde, citant par exemple l'Allemagne où toute déclaration pro-nazie est interdite, alors que ce genre de pratiques est protégé au nom de la liberté de parole aux Etats-Unis.

« Et c'est à vous de décider. Vous voulez vous plier aux lois des pays où vous êtes, ou vous ne le voulez pas ? Si vous ne le voulez pas, il y a fort à parier que vos affaires là-bas feront long-feu », a dit Bill Gates, l'homme le plus riche du monde, sans citer nomément le géant des moteurs de recherche.

« Les efforts de la Chine pour censurer internet ont été très limités et je pense du coup qu'il est très important qu'internet continue à être florissant là-bas ».

Il a déclaré avoir été peu impressionné et un peu perplexe au sujet des récentes menaces de Google de cesser ses opérations en Chine, évoquant les désaccords à propos de la politique du gouvernement et les attaques imprécises.

« On a le droit d'être ou de ne pas être d'accord avec les lois chinoises », a dit Bill Gates, « mais quasiment tous les pays ont des lois ou des politiques sujettes à controverse, y compris les Etats-Unis ».

« Qu'est-ce qu'ils veulent prouver ? » a demandé Bill Gates. « Maintenant, si jamais Google décidait de se retirer des Etats-Unis, là, je leur tirerai mon chapeau ».

Google mène actuellement des négociations délicates avec le gouvernement chinois pour continuer à être présent sur le plus grand marché d'internautes du monde.

Son principal avocat a déclaré lundi que le problème demanderait probablement quelques semaines pour être résolu, tout en prévenant que cela pourrait tout aussi bien prendre plusieurs mois.

Les plaintes de Google ont reçu l'appui de la Maison Blanche, Washington ayant manifestement décidé de faire de la liberté d'internet un de ses chevaux de bataille de son agenda des droits de l'homme.

Beijing n'a pour sa part pas ménagé ses efforts pour calmer le jeu avec Washington sur ce problème, insistant sur le fait que l'affaire Google n'est rien d'autre qu'un problème légal et technique qui ne doit pas être lié aux liens bilatéraux.

Les observateurs partagent le point de vue de Bill Gates sur le respect des lois locales, faisant remarquer par exemple que les Etats-Unis interdisent la pornographie infantile alors que la France interdit l'accès à internet à l'imagerie nazie.

Pour Fan Jishe, universitaire spécialisé en études américaines à l'Académie chinoise des Sciences sociales, chaque pays à sa propre façon de contrôler internet.

Le conflit avec google n'est pour lui qu'une excuse de l'administration Obama pour critiquer la Chine à propos de la liberté d'internet. Car même si l'affaire Google n'était pas apparue au premier plan, Barack Obama aurait de toute façon tôt ou tard exercé des pressions au sujet de la liberté d'internet.

Il rappelle que, lors de sa visite à Shanghai l'année dernière, Barack Obama avait érigé les Etats-Unis en modèle de liberté de l'information.

Mais pour He Jingchu, professeur à l'Université de sciences politiques et de droit du Sud-Ouest qui s'exprimait le 26 janvier dans un article, l'interprétation exagérée de l'affaire par Barack Obama vise à détourner l'opinion publique de ses résultats politiques peu satisfaisants vers les relations sino-américaines, primordiales dans le monde.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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