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Français>>Sci-EduMise à jour 01.06.2010 16h46
La Chine pourrait devenir partenaire de la future station spatiale internationale

L'Agence Spatiale Européenne (ASE) soutient l'entrée de la Chine dans le partenariat de la Station Spatiale Internationale, a annoncé lundi le directeur général de l'Agence, Jean-Jacques Dordain.

Il a fait ces remarques lundi durant la Conférence Mondiale Lunaire actuellement en cours à Beijing, conférence organisée par la Fédération Astronautique Internationale et la Société Chinoise d'Astronautique.

M. Dordain a dit que la coopération internationale pour l'exploration de l'espace ne progresse que lentement. Afin de pouvoir faire davantage, ce partenariat doit être étendu, a-t-il dit.

« Je souhaite vraiment soutenir l'extension du partenariat de la SSI à la Chine et à la Corée du Sud. Mais manifestement, cela devrait être une décision prise par tous les partenaires, et pas la décision d'un seul », a-t-il ajouté.

La SSI est construite et dirigée conjointement par les Etats-Unis, la Russie, les 11 membres de l'ASE, le Canada, le Japon et le Brésil. Jusqu'à présent, la Chine en est exclue.

Mais du fait de sa puissance croissante basée sur son développement technologique indépendant, la Chine a été invitée, ces dernières années, à participer à de plus en plus de programmes internationaux en coopération relatifs à l'exploration de l'espace.

M. Dordain a ajouté qu'il était heureux de voir que le 3 juin, le premier groupe russe, chinois et de l'ASE participera à la mission Mars-500.

« C'est la première fois que nous aurons des quasi-astronautes de Russie, de Chine et l'ASE vivant ensemble pendant 520 jours. C'est une étape importante », a-t-il dit. Le projet Mars-500 est une expérience en trois étapes comprenant un vol virtuel de 250 jours vers Mars, un séjour de 30 jours sur la planète et un voyage de 240 jours de retour vers la Terre.

Wang Yue, instructeur spatial chinois, se joindra à six autres volontaires venus de Russie, d'Italie et de France dans le projet. Trois expériences proposées par la Chine seront également conduites durant la mission.

Chen Qiufa, Vice-ministre de l'Industrie et des Technologies de l'Information, en charge de la mission d'exploration lunaire, a déclaré lors de la conférence que la Chine était désireuse de se joindre à des programmes de coopération internationaux, et de partager des technologies et des résultats de recherche avec d'autres pays, tout en développant indépendamment ses propres technologies.

Ces dernières années, la Chine et l'ASE ont coopéré sur un certain nombre de projets.

Lors de la mission SMART-1 qui s'est achevée en septembre 2006 avec le lancement d'un vaisseau spatial vers la Lune, l'ASE a fourni à la Chine des détails sur la position du vaisseau et les fréquences de transmission.

Et la Chine, en retour, a accepté d'emporter un échantillon biologique pour le compte de l'ASE sur son vaisseau spatial Shenzhou-VIII, qui sera lancé l'année prochaine, avait annoncé Xinhua l'année dernière.

En plus de l'exploration lunaire, la Chine et l'ASE ont également coopéré dans un petit nombre de projets de missions d'observation de la Terre, dont les programmes Double Star et Dragon.

« Je pense que le partenariat de la Chine avec l'Union Européenne est le plus aisé qui soit dans la coopération et la compétition internationales », a dit lundi Peng Jing, ingénieur supérieur à l'Académie Chinoise des Technologies de l'Espace.

Ye Peijian, concepteur en chef de la première sonde lunaire chinoise, Chang'e-1, avait déclaré précédemment que la puissance croissante de la Chine dans les technologies spatiales était la raison pour laquelle la Chine est impliquée et invitée dans davantage de projets internationaux en coopération.

Jusqu'à présent, la Chine a envoyé six astronautes dans l'espace, et lancé Chang'e-1 pour faire le tour de la Lune.

Dans les quelques années qui viennent, la Chine envisage de tester des technologies d'arrimage spatial, nécessaires pour construire une station spatiale, et d'envoyer des sondes pour des alunissages. Et elle envisage de construire sa propre station spatiale d'ici 2020.

Bien que le gouvernement n'ait pas encore annoncé de plans pour envoyer des astronautes vers la Lune, la recherche scientifique sur ce point a déjà commencé, a dit Yu Dengyun, concepteur en chef adjoint du projet chinois d'exploration lunaire, lors de la Conférence.

Et au nom de la China Aerospace Science and Technology Corp, l'entreprise centrale de développement des technologies spatiales chinoises, il a également révélé une proposition de feuille de route pour l'exploration de l'espace lointain par la Chine, qui comprend le développement de sa propre sonde martienne, et la construction d'une base sur la Lune.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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