100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>Sci-EduMise à jour 02.08.2010 13h39
La Chine insiste sur la protection des droits des journalistes

La haute administration chinoise de la presse et de l'édition vient d'insister sur la protection des droits des journalistes dans la recherche des informations, à la suite d'une série d'attaques présumées contre des journalistes ayant révélé des scandales.

« Les médias ont le droit de savoir, d'interroger, de publier, de critiquer et de contrôler les sujets liés aux intérêts nationaux et publics », a ainsi déclaré l'Administration Générale de la Presse et de la Publication (AGPP) dans un communiqué mis en ligne ce week-end sur son site internet.

« Les activités de collecte d'informations menées de manière normale et légale par les médias et leurs journalistes sont protégées par la loi », a dit l'AGPP.

L'administration a dit qu'elle conduirait des inspections spéciales dans le pays dans le cours du second semestre de cette année, et exigerait des services locaux chargés de la presse et de l'édition de mieux protéger les droits légaux des médias locaux. Les inspections contrôleront l'application de deux règlements publiés par l'administration l'année dernière, concernant la direction des bureaux locaux des journaux et la gestion des cartes de presse.

En 2007 et 2008, l'administration avait déjà publié deux circulaires incitant les autorités gouvernementales concernées à offrir leur aide et toute la protection nécessaire aux activités légales de collecte d'informations.

Ces circulaires énonçaient aussi de façon claire que toute perturbation ou obstruction aux droits des journalistes était interdite.

La dernière décision prise par l'AGPP intervient après l'affaire concernant un journaliste d'affaires qui a été faussement accusé par un bureau local de la sécurité publique de la province du Zhejiang.

Qin Ziming, journaliste à l'Economic Observer de Beijing, un hebdomadaire spécialisé dans les sujets commerciaux, a ainsi été placé sur une liste nationale en ligne de délinquants recherchés par le Bureau de la Sécurité Publique du Comté de Suichang, dans la province du Zhejiang, entre le 23 et le 30 juillet. Des articles précédents signés par M. Qin et révélant des délits d'initié présumés dans une société locale cotée en bourse avaient été accusés de « contenir de fausses informations » et « d'avoir porté atteinte à la réputation de l'entreprise », a précisé mercredi dernier au China Daily Wang Shengzhong, rédacteur en chef du périodique.

Après que l'affaire ait attiré une vaste attention tant de la part des médias que du public, le bureau de sécurité publique du Comté a retiré M. Qin de la liste des personnes recherchées vendredi dernier. Et des fonctionnaires locaux de la communication et de la sécurité publique sont venus le jour même à Beijing pour lui présenter des excuses.

Dans une autre affaire, quatre hommes qui appartiendraient au groupe Bawang ont fait irruption vendredi après-midi dans les bureaux de Shanghai du National Business Daily. Ces quatre hommes auraient poussé et bousculé des journalistes dans le bureau.

Dans un communiqué, le journal a déclaré que ses articles négatifs sur le shampooing Bawang ont peut-être été à l'origine de cette attaque.

De son côté, Bawang a déclaré vendredi que l'un de ses responsables du marketing, du nom de Hong, est venu au National Business Daily avec deux amis, « pour obtenir des informations, car ils avaient des opinions différentes sur les articles publiés par le journal au sujet des produits Bawang ». Ils discutaient avec un des employés du journal, quand un certain nombre d'autres employés se sont précipités dans la pièce pour les agresser verbalement. Une querelle et une bousculade auraient suivi.

Et vendredi, enfin, le China Times a déclaré dans un communiqué que l'une de ses journalistes, Chen Xiaoying, avait été frappée par un homme qui proviendrait de la Shenzhen International Enterprise Co Ltd, société cotée en bourse. Chen Xiaoying aurait récemment écrit un « article négatif » sur cette entreprise.

Mais la Shenzhen International Enterprise Co Ltd a démenti avoir le moindre lien avec l'agression, déclarant même qu'un de ses avocats avait écrit une lettre au China Times au sujet de son « article erroné » sur l'entreprise, en date du 16 juillet dernier.

Fan Yijin, Président de L'Association des Journalistes du Guangdong et Doyen du Département de journalisme et de communication de l'Université Jinan de Guangzhou, dit que les dernières affaires en date montrent combien un certain nombre d'autorités locales et de personnes ignorent les réglements publiés par le gouvernement enjoignant de « bien traiter et bien gérer les médias ».

« L'idée est pourtant claire, mais certaines personnes s'attaquent fréquemment aux médias, et s'ils le font, c'est pour défendre certains intérêts ou groupes d'intérêts », a dit M. Fan aux journalistes.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine n'a jamais aspiré intentionnellement à la balance commerciale favorable
Chine : le bilan des morts suite à une explosion à Nanjing s'alourdit à dix
Les facteurs non économiques du taux élevé de la mortalité maternelle en Afrique
Sûre de son bon droit, la Chine doit insister pour que l'OMC prenne en compte ses réclamations
La Chine est-elle prête à devenir une grande puissance en matière d'investissement ?
Chine : éventuelle hausse des prix des céréales due à leurs achats par des capitaux étrangers
Comment durcir la puissance douce de la Chine ?