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Français>>Sci-EduMise à jour 28.10.2010 13h30
L'enseignement supérieur français a vraiment besoin de la Chine, selon le président de Paristech (INTERVIEW)

L'enseignement supérieur français a vraiment besoin de la Chine, qui a beaucoup fait pour faire évoluer la conception de l'enseignement supérieur de France et du monde, a indiqué récemment Cyrille Van Effenterre, président de l'Institut des sciences et technologies (Paristech), lors d'une interview à l'Agence Xinhua.

"J'étais la semaine dernière a Shanghai pour un forum sur l'enseignement supérieur entre la France et la Chine. Ce qui me frappe de manière évidente, c'est que la Chine a besoin de s'inspirer du modèle français parce que nous avons des choses à leur apporter en matière pédagogique et d'entreprises. Mais surtout nous aussi, les Français, avons vraiment besoin de la Chine", a souligné M. Cyrille, en citant des exemples de Paristech: "C'est grace à la Chine et pour la Chine que les écoles membres de Paristech se sont regroupées; Elles ne pouvaient pas être présentes, visibles, crédibles et organisées en Chine toutes seules, donc le groupement s'est constitué, c'était pour pouvoir développer des partenariats avec la Chine".

Selon M. Cyrille, les échanges entre Paristech et les universités chinoises remontent à plus de dix ans. "Nous avons depuis les années 2000 un gros programme qui s'appelle '50 ingénieurs en France', nous organisons la mission à partir de 9 universités chinoises, et ces élèves d'élite, sélectionnés de manière très sélective suivent l'ensemble du cursus dans les écoles d'ingénieur de Paristech et nous avons, depuis 10 ans, à peu près 800 étudiants chinois".

En plus, d'autres opérations ont été lancées par Paristech, il y a notamment le master MBA conjoint entre l'Université des Ponts et l'Université de Tongji depuis de nombreux années, ainsi que des masters de science franco-chinois dans des domaines spécialisés, tels que les nouvelles technologies de l'information, l'environnement et le management des risques industriels, a-t-il ajouté.

Il a également fait part de sa satisfaction vis-à-vis des étudiants chinois à Paristech. "Nous avons eu des étudiants (chinois) absolument remarquables, je crois même qu'un jour un chinois est major de l'Ecole polytechnique ou dans les très très bons élèves. Vraiment, les étudiants chinois peuvent tout a fais non seulement suivre mais être très a l'aise dans des formations de haut niveau théorique, avec un niveau de mathématiques et de sciences fondamentales élevé".

Pourtant, la vrai difficulté pour les étudiants chinois constitue l'apprentissage de la langue française et Paristech est en train de discuter avec les universités partenaires pour que la formation de langue soit un peu anticipée, a indiqué M. Cyrille, qui a conseillé aux étudiants chinois d'être "un peu plus autonomes et un peu plus créatifs" dans le travail soit de management soit d'ingénierie.

Selon lui, les écoles d'ingénieurs et de management en France mettent un très fort accent sur le lien avec les entreprises, alors que dans le monde universitaire classique, en Chine en particulier, on est quand même dans une formation académique totalement délivrée par un corps enseignant de qualité mais sans fort lien avec les compagnies.

Il a aussi souligné l'importance du stage des étudiants français, qui leur permettent de s'adapter à la vie professionnelle et de mobiliser les atouts, les outils de leur formation. "Cette formation par le stage est en train de se généraliser. En Chine je crois que ce serait une très bonne évolution que d'amener certains étudiants, la plupart à faire, non pas seulement un stage dans un laboratoire de recherche mais aussi un stage dans une entreprise voire même dans un laboratoire d'une entreprise".

D'après M. Cyrille, c'est dans des partenariats de longue durée avec des universités cousines que les deux parties peuvent évoluer collectivement. "L'amitié franco-chinoise n'est pas un vain mot, c'est une volonté partagée par le système de l'enseignement supérieur chinois et français de construire des campus communs. Nous avons par exemple un centre franco-chinois à Tongji. C'est plus que des joint-venture, c'est une construction partenariale mutuelle", a-t-il conclu.

Source: xinhua

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