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Français>>Sci-EduMise à jour 19.11.2010 08h22
Ambassade de Chine en France : le niveau de langue francaise ne doit pas etre le seul critere d'evaluation des étudiants chinois

Question : Récemment, quelques reportages de certains média français ont contesté la qualité des étudiants chinois en France. Quelle est votre réaction ?

Réponse : Les étudiants chinois sont au nombre de plus de 30 mille en France actuellement, dont la plupart étudient la maîtrise ou le doctorat. Ils aiment la France et la culture française, font de sérieux efforts dans leurs études et respectent les lois et règlements francais. Un grand nombre d'élites d'entre eux ont été déjà admis dans de meilleurs établissements français, tels que ENS, Paristech et les Ecoles centrales. Par exemple : le 4 août dernier, Le Monde a reporté qu'un étudiant venant du Guangdong a été admis par ENS avec des mentions excellentes après avoir terminé ses études préparatoires au lycée Louis Legrand.

Question : La contestation paraît concentrée sur le niveau de langue française des étudiants chinois. Qu'en pensez-vous?

Réponse : d'abord, avant de venir en France, les étudiants chinois ont en général déjà eu leur diplôme de licence, et certains d'entre eux ont même acquis des diplômes supérieurs. Ensuite, comme on le sait, à part de l'Ambassade ou des consulats généraux français installés respectivement à Beijing, à Shanghai, à Wuhan, à Guangzhou et à Chengdu, la France disposent aussi, dans ces villes, des organismes chargés spécialement de l'éducation, tels que Campus France et Alliances françaises. Ils ont vocation à guider des étudiants chinois par l'évaluation de leur niveau de français en leur faisant passer des tests de leur niveau d'études et de français avec l'interview (CELA) obligatoire. Ce qui représente la première étape pour les étudiants chinois à se rendre en France. Troisièmement, les établissements d'enseignement supérieur français sélectionnent, généralement et de manière rigoureuse, les dossiers des demande d'inscription. En plus de l'examen des diplômes, des relevés de notes et des notes de test francais, les notes du concours d'entrée aux universités chinoises sont également demandés, ce qui constitue la deuxième étape pour entrer aux établissements d'enseignement supérieur français.

Ainsi, nous pouvons dire que le niveau de français des étudiants chinois est en général acceptable et reconnu. Par ailleurs, à ma connaissance, pour s'adapter à la tendance d'internationalisation de l'éducation, certains établissements d'enseignment supérieur français rénommés, comme Sciences Po et Paris II, ont intégré des cours en anglais dans le programme universitaire, afin de pouvoir attirer plus d'étudiants chinois ou étrangers de bonne qualité en France. Au début de leur arrivée en France, ils ne parlent pas français, mais cela ne les empêche pas d'obtenir de bons resultats.

A mon avis, il n'est pas bon ni impartial d'évaluer la compétence et le niveau des étudiants chinois uniquement sur la critère de leur niveau de français. Certes, la différence reste partout et toujours. Il peut y avoir des différences s'agissant des effets de l'enseignement et des résultats obtenus de l'un et de l'autre. Il est vrai que certains étudiants chinois en France ont rencontré des difficultés de langue et d'études, mais il ne convient pas par la suite d'étendre un phénomène particulier à tout un secteur. Et nous sommes en train de prendre toutes les mesures pour les aider a améliorer la situation.

Question : Récemment, le Président HU Jintao a effectué une visite d'Etat en France, visite couronnée de plein succès. Les deux parties ont publié une nouvelle Déclaration conjointe sur le renforcement du partenariat global stratégique entre la Chine et la France. Selon cette Déclaration, les deux pays entendent promouvoir encore davantage leurs échanges dans le domaine éducatif et multiplier le nombre des étudiants échangés. Lors de son entretien avec le Président SARKOZY, le Président HU Jintao a exprimé la vonlonte chinoise de voir le nombre d'étudiants chinois en France s'élever de 30 mille à 50 mille et celui d'étudiants français en Chine à 10 mille d'ici cinq ans. Il a lancé en même temps l'initiative d'organiser des années linguistiques croisées l'année prochaine. Pouvez-vous nous dire quelles sont les perspectives des échanges éducatifs entre la Chine et la France ?

Réponse : Ces dernières années, les échanges éducatifs sino-français se font de plus en plus étroits tant au niveau officiel qu'au niveau populaire, dans l'esprit des bénéfices réciproques et du gagnant-gagnant tout en s'inspirant des points forts des autres, ils ne cessent de remporter des résultats importants. Nous avons eu des récoltes abondantes à travers à la fois des projets realisés par des grands établissements, ou des projets importants soutenus essentiellement par les deux gouvernements, et de divers projets de coopération entre les établissements universitaires locaux des deux cotés, à savoir le projet 4+4 (projet d'échange d'étudiants entre l'Université Tsinghua, L'Université Jiaotong de Shanghai et 2 autres universités chinoises de premier rang et 5 écoles centrales de France), le projet 9+9 (projet d'échange d'étudiants entre l'Université Tongji, L'Université Jiaotong de Shanghai, l'Université Tsinghua, l'Université de Beijing et 5 autres universités chinoises et Paristech) et le projet entre des instituts de doctorat des deux parties. Tous ces échanges et coopération ont contribué à la prospérité des échanges éducatifs sino-français, constituant ainsi le point fort de la relation bilatérale.

La visite pleinement réussie en France du president HU Jintao a fait entrer dans une nouvelle période du partenariat global stratégique entre la Chine et la France. J'estime que le renforcement des échanges et de la coopération entre nos deux pays sur le plan éducatif et l'élargissement des échanges d'étudiants chinois et français, correspondent non seulement aux intérêts et aux besoins réels de nos deux pays en vue du développement d'un partenariat global stratégique du type nouveau, mais aussi favorisent les échanges et la coopération éducatifs et renforcent l'élevation de la compétitivité de l'un comme de l'autre dans le monde, avec la mise en valeur et la complémentarité mutuelle de bonnes ressources de l'éducation des deux pays. Ils permettront la formation et le déveleppement des personnes de talent pour le futur de nos relations bilatérales. Donc, je suis pleinement confiant dans l'avenir des échanges et de la coopération entre la Chine et la France dans le domaine de l'éducation.


Nicolas Sarkozy espère que le nombre des étudiants chinos en France va doubler

A l'heure actuelle, le nombre total des étudiants chinois en France dépasse 30 000 et le Président Sarkozy a dit qu'il espère que ce nombre pourra doubler, lors de sa rencontre la semaine dernière avec le Président chinois Hu Jintao au Palais de l'Elysée, selon un reportage du Figaro.

Valérie Pécresse, ministre français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, espère que les étudiants chinois en France pourront élever leur niveau d'études et que 75% des étudiants chinois pourront s'inscrire aux études de maîtrise ou de doctorat.

Ces dix dernières années, le nombre des étudiants chinois en France a doublé.


Certaines universités françaises lâchent la bride sur le recrutement des étudiants chinois

Depuis la réforme du système de l'enseignement supérieur en France, le budget universitaire est lié à l'inscription des étudiants. Le budget augmente, quand le nombre des étudiants augmente. Le ministère français de l'Education débloquera les frais d'éducation aux écoles, proportionnellement au nombre de leurs étudiants admis. Ainsi, beaucoup d'universités ferment les yeux, quand elles découvrent que le niveau de langue de certains étudiants chinois ou le niveau d'étude de leur spécialité n'ont pas la norme requise.

En 2006, le nombre total des étudiants chinois en France était de 17 000 et a dépassé 29 000 en 2009, seulement après le Maroc dont les étudiants en France sont plus nombreux que ceux des autres pays.


Les fraudes à l'inscription ont suscité de vifs débats en ligne parmi les étudiants chinois en France


Les fraudes à l'inscription ont suscité de vifs débats en ligne parmi les étudiants chinois en France. En voici quelques exemples :

La mère de Xiaoniu : Les fraudes pourraient-elles avoir lieu, si la gestion était impeccable dans les écoles ?

Sunnymay : L'Europe commence à limiter le nombre des étudiants chinois. C'est tout de même normal. Le nombre des étudiants chinois a augmenté rapidement ces dernières années, les Français ne s'adaptent jamais aux choses dont la croissance est très rapide.

Monologue : les transactions concernent toujours deux parties : l'acheteur et le vendeur. Sans ce dernier, l'acheteur ne peut pas faire son achat. Pourquoi des étudiants chinois sont-ils blâmés, sans mentionner les Français qui vendent des diplômes ?

Xinya : Les fraudes sont le résultat de la coopération entre les agences intermédiaires et la partie française. Il n'est pas juste de rechercher uniquement les étudiants pauvres.

Marcia : les Français doivent, quant à eux, procéder à un examen de conscience. Est-ce que ces jeunes étudiants, qui viennent d'arriver en France et qui ne connaissent presque rien dans ce pays, sont responsables des défauts du système d'inscription des écoles françaises ?




Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
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