Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>Sci-EduMise à jour 06.04.2011 16h38
La Chine cartographie le monde

Le système chinois de navigation par satellite Beidou (connu aussi sous le nom de COMPASS), concurrent potentiel du Système de Positionnement Global américain (le fameux GPS), a été mis sur orbite à la suite de la publication du 12e Plan Quinquennal (2011-2015).

D'après l'Agence de Presse Xinhua, le système Beidou-II comportera plus de dix satellites d'ici 2012, couvrant la Régions Asie-Pacifique. Le système de navigation mondial, comprenant 35 satellites, sera quant à lui achevé d'ici 2020.

Beidou a été conçu au milieu des années 1980. A la différence du GPS, qui utilise un vaste réseau de satellites, le système Beidou primaire a adopté une méthode de positionnement par double satellite, où la station au sol envoie des signaux de demande aux utilisateurs via deux satellites, et le terminal utilisateur envoie une réponse qui est enfin transférée via les deux satellites. La position bi-dimensionnelle de l'utilisateur est alors déterminée en utilsant des calculs géométriques basés sur le temps de déplacement des signaux et le positionnement des satellites, confrontée à des données de terrain en trois dimensions pré-stockées, et l'information est finalement renvoyée à l'utilisateur.

Après des années d'études et d'expériences, les deux premiers satellites, Beidou-1A et 1B, ont été placés avec succès en orbite géostationnaire en 2000 et ont commencé à offrir des services de navigation et de positionnement dès le fin 2001. le lancement réussi du satellite de secours en 2003, le Beidou-1C, a marqué l'achèvement du projet Beidou-1. Le service est devenu disponible pour les civils en avril 2004, faisant de la Chine le troisième pays, après les Etats-Unis et la Russie, à déployer un système de navigation par satellite opérationnel. La France, l'Union Européenne et le Japon possèdent aussi des projets de réseaux de navigation régionaux.

Beidou est un système de type « actif », c'est à dire que les utilisateurs doivent envoyer des informations au lieu de se contenter de recevoir leur position. Un système actif comporte des désavantages, parce que des moyens de soutien électronique, comme les systèmes de radio-localisation, peuvent intercepter le signal et en déduire la direction et la position des utilisateurs, a dit au Global Times une source de l'industrie aérospatiale. « Dans un système passif comme le GPS, le terminal reçoit des signaux provenant d'au moins trois à quatre satellites quelle que soit leur emplacement, et il déduit les données de sa position 3D lui-même en calculant la distance qui le sépare de chque satellite », a t-il ajouté.

Cette même source a également confirmé que le système actif Beidou a beaucoup de difficultés à suivre la vitesse, expliquant que les signaux se déplacent pendant une seconde environ durant tout le processus de positionnement. « Les véhicules aériens peuvent se déplacer de plusieurs centaines de mètres en l'espace d'une seconde, ce qui peut conduire à des erreurs relativement importantes dans les mesures », a t-il précisé.

Par contraste, des terminaux GPS ont été intégrés dans plupart des avions militaires modernes et des systèmes de guidage de nombreuses bombes et missiles guidés.

Suivre les utilisateurs

Un des avantages du système Beidou, en revanche, est qu'il permet à la station au sol de suivre la position des utilisateurs, ce qu'un système passif n'est pas en mesure de faire, d'après la source en provenance de l'industrie.

Lan Yun, expert en études sur la Mer de Chine Méridionale et rédacteur à la revue Modern Ships à Beijing, partage cet avis. « En fait, le système Beidou-1 est utilisé depuis 2007 pour surveiller les bateaux de pêche chinois en Mer de Chine Méridionale », a t-il dit.

« L'utilisation dans des régions isolées comme le Xinjiang et le Nansha a été prise en considération lors de la phase de conception », a dit M. Lan au Global Times. « Les terminaux peuvent aussi recevoir des messages textes », a t-il ajouté.

Le système Beidou-1 a fait ses débuts publics lors du séisme de Wenchuan en 2008. Les équipes chargées des secours ont utilisé des terminaux dans les ruines de Wenchuan, pour obtenir des positions en temps réel et communiquer avec leurs supérieurs.

Entre 2003 et 2008, le nombre des utilisateurs est passé de quelques milliers à près de 80 000, a rapporté le China Newsweek de Beijing. Le système a été utilisé pour la détermination de l'heure, les transports, les secours aux sinistrés, la protection de l'eau, la météorologie et de nombreux autres domaines, d'après une présentation faite par le Bureau Chinois de Navigation par Satellite en octobre 2010.

Cependant, 95% du marché chinois de navigation par satellite est détenu par GPS, d'après le Manifeste de Xi'an, publié par le 8e Forum d'Application du Système de Navigation par Satellite Beidou.

« Le marché de Beidou est limité, a reconnu l'expert du domaine aérospatial. Mais je gage qu'il y aura quelque mesure de soutien qui sera adoptée pour assurer la rentabilité des futurs sytèmes Beidou ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Chine : dix corps retrouvés suite à une explosion dans une mine de charbon dans le nord-ouest
Début de l'élection présidentielle au Kazakhstan
La Boîte de Pandore a été ouverte en Libye
Comment la Chine peut-elle améliorer l'image de son industrie?
Les pays occidentaux devraient rejeter leur idée de dominer le monde
Venez voir par vous-même ce qu'est le vrai Tibet
Où en est la situation chinoise de contrôle du tabac?