Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Sci-EduMise à jour 14.03.2012 09h21
Hu Sishe : Mon plus grand titre de fierté est la gratuité totale de l'éducation obligatoire depuis dix ans que je suis député à l'APN

Le 8 mars dans la matinée, la délégation de la province du Shaanxi à la 5e session de la 11e Assemblée populaire nationale (APN) a examiné en séance plénière le rapport sur l'exécution du plan de développement économique et social en 2011. La séance était ouverte aux médias chinois et étrangers. Monsieur Hu Sishe, député et président de l'Université des Langues étrangères de Xi'an a accordé une interview au journaliste de China.org.cn après son intervention.

La gratuité totale de l'éducation obligatoire est mon plus grand titre de fierté

Né en 1960, Monsieur Hu a reçu son doctorat en langue et littérature française de l'Université de Provence (Aix-Marseille). En 1995, il a adhéré au Comité révolutionnaire du Guomindang de Chine (CRGC), l'un des huit partis et groupements démocratiques chinois. Huit ans après, recommandé par le CRGC, il a été élu député à la 10e APN pour l'Assemblée populaire de la province du Shaanxi, devenant ainsi un membre de l'organe suprême du pouvoir d'Etat en Chine. Il a été réélu cinq ans plus tard.

Conformément aux dispositions de la Constitution de la République populaire de Chine et d'autres lois, les députés à l'APN ont le droit de soumettre des projets de résolution et de formuler des propositions, critiques et observations. Ce qu'ils proposent constitue une source importante pour l'élaboration et l'amendement des lois et mesures politiques chinoises. À la différence des députés des pays occidentaux, les députés chinois ont leur propre travail dans l'intervalle des deux sessions, c'est pourquoi, les avis qu'un député formule sont très souvent liés au domaine de son travail.

L'ouest de la Chine est une région en retard de développement, c'est aussi le cas dans le domaine de l'éducation. En tant que président de l'Université des Langues étrangères de Xi'an, Monsieur Hu n'a cessé de faire des propositions, au cours des dix ans passés, pour inviter l'Etat à consacrer davantage de crédits à l'éducation pour les régions de l'Ouest et encourager les gouvernements aux différents échelons à agir concrètement en faveur de l'éducation.

La loi chinoise prévoit que tout enfant âgé de six ans a l'obligation d'aller à l'école pour suivre neuf ans d'éducation. Mais, en raison des financements insuffisants de l'Etat, depuis longtemps, les élèves devaient payer une certaine somme de frais d'études, ce qui a empêché les élèves des familles pauvres d'aller à l'école. C'est seulement à partir de 2008 que la dispense de tous les frais d'études a été appliquée pour l'éducation obligatoire dans toute la Chine, en ville comme dans les régions rurales.

« De 2002 à 2008, j'ai soumis au moins quatre propositions sur l'éducation obligatoire. D'abord, j'ai proposé la dispense des frais d'études pour les enfants des régions pauvres, puis pour ceux de toutes les régions du centre et de l'ouest de Chine, jusqu'à une prise en charge totale par les finances publiques. La Chine est trop vaste, il faut du temps et de la compréhension pour résoudre pas mal de problèmes », nous a ainsi rappelé Monsieur Hu.

« Le fait que la dispense totale des frais d'études est devenue une réalité est mon plus grand titre de fierté depuis dix ans que je suis député », a dit Monsieur Hu.

La mission de l'Assemblée populaire est de plaider pour le peuple, sans distinction de parti politique

Monsieur Hu a une grande passion pour la culture française après avoir suivi plusieurs années d'études en France. Et c'est aussi cette expérience qui a renforcé sa conviction qu'il faut appliquer, en tenant compte des réalités chinoises, le système des assemblées populaires et celui de coopération multipartite et de consultation politique sous la direction du Parti communiste chinois.

« La culture française est pleine de vitalité, d'innovation et d'éléments d'imagination. Elle m'a permis d'avoir moins de règles figées, plus de sens de création et d'ouverture. Ce séjour à l'étranger m'a aussi permis d'accepter les langues et les cultures différentes ainsi que les habitudes de pensée et les différences culturelles des différentes nations », a-t-il souligné.

Cette vision multi angulaire et les comparaisons ainsi faites ont amené Monsieur Hu à cette conclusion : en envisageant l'histoire du développement de la Chine, il faut une organisation très ferme pour diriger notre pays et le diriger de façon continue. La Chine ne peut pas se permettre des troubles. Les troubles ne sont souhaitables ni pour la Chine ni pour le monde. « Malgré une certaine similitude de forme quant à la participation à la gestion des affaires de l'Etat, nous devons insister pour nous sur un régime politique sous la direction unifiée et ferme d'un parti. »

En Chine, le rôle des partis et groupements démocratiques consiste surtout à participer à la gestion des affaires de l'Etat. Cependant, dans la délégation de la province du Shaanxi à laquelle appartient Monsieur Hu, les personnalités dites démocratiques représentent 35%. « Selon le régime politique chinois, le peuple est maître du pays. Nous, députés à l'APN, devons donc plaider pour le peuple, et cela, sans distinction de parti », a souligné Monsieur Hu.

Les députés remplissent leur rôle partout et tout le temps

Questionné sur la manière de mener des enquêtes pour remplir son rôle de député en dépit de ses occupations de président d'université, Monsieur Hu nous a dit que les deux n'étaient pas en opposition. Ses réflexions se portent surtout sur l'idée directrice à suivre pour gérer son université, ainsi que la formation des compétences.

Ayant étudié l'histoire du développement des universités modernes en Orient comme en Occident, Monsieur Hu a acquis une compréhension de plus en plus approfondie sur tout le parcours de développement des universités. Selon lui, la formation des compétences, la recherche scientifique, la contribution à la société humaine et la transmission des cultures sont les principales fonctions de l'éducation. Et constituer un corps de grands maîtres doit être l'idée maîtresse de l'université moderne.

« Au début, les critères pour apprécier les compétences de haut niveau en langues étrangères étaient les cinq aptitudes (compréhension à l'audition, expression orale, lecture, expression écrite et traduction). Mais avec le développement de l'édification économique en Chine, on demande à l'université de former des talents internationaux ayant une vision planétaire, une aptitude de communication interculturelle et une grande capacité pour réussir la concurrence internationale », a-t-il expliqué.

« Nous disposons d'enveloppes spéciales. À part le séjour passé à Beijing à l'occasion de la session annuelle, je peux faire savoir par lettre n'importe quand mes observations au Comité permanent de l'APN. C'est donc partout et tout le temps qu'un député remplit son rôle. »

Source: China.org.cn

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Principales nouvelles du 13 mars
Sélection du Renminribao du 13 mars
Les dépenses militaires de l'Asie
Publication de la « liste noire de la pratique des pots-de-vin » : peut-elle vraiment freiner et empêcher la corruption ?(Dialogue)
La diplomatie : parfois il faut avoir l'audace et la sagesse de « prendre le devant »