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Français>>Sci-EduMise à jour 25.05.2012 08h41
La refonte de l'examen d'évaluation de chinois commercial

Pour contrer le manque d'intérêt dans l'examen d'évaluation chinois commercial (BCT), les enseignants de langue chinoise déploieront bientôt une nouvelle version de l'examen, qui insiste sur les compétences en mandarin sur le lieu de travail en complément de l'examen d'évaluation de chinois (HSK), un examen général de compétences linguistiques chinoises.

Han Hong, directeur exécutif de l'enseignement de la langue du commerce international chinois et de la Base de Développement des Ressources, a présenté mardi en avant-première le nouvel examen lors du deuxième anniversaire de la base de développement.

Han a affirmé que jusqu'à présent l'examen d'évaluation chinois commercial n'avait pas attirer autant de candidats que prévu en raison de son niveau élevé de difficulté et d'une publicité insuffisante. Ainsi, une équipe a effectué des recherches de terrain à Wenzhou, province du Zhejiang, ainsi qu'en France et en Arabie saoudite.

La base de développement, qui est rattachée à l'Université du commerce international et l'économie de Pékin, a été autorisée à mener des recherches sur l'enseignement du chinois dans un contexte commercial en 2010 par le Hanban, un organisme national qui favorise l'enseignement de la langue chinoise pour les locuteurs non natifs. Les chercheurs travaillant sur la base ont également entamé la réorganisation de l'examen d'évaluation du chinois commercial d'Hanban.

« Fin juin, nous soumettrons à Hanban l'examen revu afin qu'il soit contrôlé et approuvé », a ajouté Han.

Le nombre de personnes ayant passé l'examen est toujours inférieur à 10 000 depuis sa création en 2006. Beaucoup d'étudiants en langue chinoise ne connaissent pas l'examen. En 2010, près de 8 700 étudiants ont passé l'examen, mais le nombre d'étudiants est retombé à un peu plus de 4 900 en 2011.

« Nous constatons que la demande pour l'examen est partagée. Certaines entreprises produisant ou vendant des marchandises n'ont besoin que d'un effectif avec des compétences basiques en chinois, tandis que d'autres grandes entreprises exigent de leurs employés de bonnes compétences de communication en mandarin », a déclaré Liu Yun, un conférencier de l'École de langue et littérature chinoises à l'UIBE.

« Nous avons donc baissé le niveau de difficulté du nouvel examen lors de sa refonte. En outre, nous avons introduit une fonction auto ajustable dans le système informatique de l'examen, afin de baisser son niveau de difficulté automatiquement lorsque le texte est considéré comme trop difficile pour un candidat ou de l'augmenter s'il s'avère être trop facile », a précisé Liu.

D'après Zhang Xiaohui, directeur de l'Office de l'Institut Confucius à l'Université des langues étrangères de Pékin, les Instituts Confucius devraient jouer un rôle plus important dans la promotion du BCT.

« Le HSK se développe rapidement, tandis que le BCT se développe assez lentement. Dans les 17 Instituts Confucius interrogés l'année dernière, seuls deux élèves avaient passé le BCT », a relevé Zhang.

« Toutefois, ce que la plupart des étudiants étrangers ont besoin d'apprendre sont les compétences linguistiques qui les aideront à faire des affaires en Chine, pas de la littérature chinoise. Mais actuellement, la plupart de nos enseignants mandarins ne sont pas capables de donner des conférences sur des sujets commerciaux », a dit Zhang.

« Nous devrions donc envoyer des enseignants en chinois commercial qui soient plus qualifiés à l'Institut Confucius afin de rendre le BCT plus populaire. »

Toutefois, selon certains étudiants, ce n'est pas la difficulté de l'épreuve qui les empêche de passer l'examen. C'est tout simplement qu'il n'est pas tant reconnu par les employeurs.

L'étudiant japonais Jin Rokuhara, 21 ans, a séjourné en Chine pendant huit ans et passé neuf niveaux du HSK, ce qui est, selon lui, « suffisant pour frimer devant ses amis. »

Bien que Rokuhara soit diplômé en finance, il n'a jamais pensé à passer le BCT.

« L'examen est inutile. Aucune entreprise ne l'appréciera vraiment une fois mon diplôme obtenu et lors de ma recherche d'emploi », a estimé Rokuhara.

« Je le prendrais s'il était aussi utile que l'examen d'évaluation de chinois (HSK). »

Source: China.org.cn

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